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Archive for the ‘Séances pédagogiques’ Category

Séquence classe médias 6e : fiabilité de l’information sur internet

Avec ma collègue Laura Mougel, nous avons organisé plusieurs séances autour de la fiabilité de l’information sur internet. En voici les principales séances.

Séance : circulation des rumeurs sur les réseaux sociaux (1h)

Objectif : analyser les modalités de diffusion d’une rumeur sur les réseaux sociaux

Déroulement : Cette séance s’appuie sur le diaporama, réalisé par ma collègue L. Mougel, sur la rumeur du report des vacances d’été 2020.

  • Présentation de 2 posts sur le même sujet. Répondre aux questions :
    • Qu’est-ce qui est annoncé ? (voir diapo 2 pour une lecture plus facile) → rumeur
    • Qui est l’auteur des posts et de quand datent-ils ?
    • Quelle est la source de cette info ?
    • Comment l’info est-elle présentée ?
    • Que signifient les petites icônes en bas des posts et à quoi incitent-elles ?
    • Quels sont les émoticônes possibles ? Que signifient-ils ?
  • Commenter les réponses aux tweets
    • Que savons-nous / que déduisons-nous des auteurs ?
    • Quelle réaction est associée à chaque tweet ?
    • L’information a-t-elle beaucoup circulé ? Sur quels réseaux sociaux ?
    • Est-ce qu’un des tweets donne des infos supplémentaires sur l’info ? Qui valide ou non l’info ?
    • Alors pourquoi les internautes partagent-ils leurs réactions ?
    • Qu’en déduit-on sur le fonctionnement des Réseaux sociaux ? → Interactions pour esprit de groupe
  • Conséquences :
    • Qu’est-ce qui est annoncé ? → démenti
    • Comparez les dates ? Comment expliquer cette répétition ?
    • Comment peut-on mettre fin à une rumeur ? → rumeur s’arrête quand on arrête de la diffuser
    • Comment qualifie-t-on ce type de post ? Viral / buzz
  • Conclusion
    • Comment peut-on réagir ? → vérifier la fiabilité en se posant des questions et en recoupant les informations

Bilan : il s’agit ici d’analyser ce qui fait qu’une rumeur se propage sur les réseaux sociaux et non d’évaluer la fiabilité de l’information. Les élèves savent de suite qu’il s’agit d’une rumeur : les vacances de l’année passée n’ont pas été reportées. On essaie de caractériser ici la rumeur sur les réseaux sociaux par sa vitesse et sa facilité de propagation, à l’inverse du démenti.

Séance : rôle des émotions sur les réseaux sociaux (1h30)

Objectif : comprendre le rôle des émotions dans la diffusion sur les réseaux sociaux

Cette séance a été imaginée à la suite de l’assassinat de Samuel Paty. Elle s’appuie sur un extrait d’article expliquant le rôle des réseaux sociaux dans l’attentat.

Déroulement :

  • Questionner les élèves sur ce qu’ils savent sur le meurtre de l’enseignant S. Paty.
  • Distribuer l’extrait de l’article « Lynchage de Samuel Paty sur les réseaux sociaux : comment réguler les algorithmes de haine », écrit par Nathalie Devillier et publié sur The Conversation. Lecture du document à voix haute et explication du vocabulaire. Attribuer à chaque groupe un numéro de paragraphe à synthétiser. Mise en commun de l’essentiel.
    • paragraphe 1 : Une rumeur intentionnellement polémique est à l’origine de l’attentat.
    • paragraphe 2 : Les posts qui engendrent de la colère sont les plus partagés.
    • paragraphe 3 : Les plateformes utilisent les désaccords pour augmenter le temps d’utilisation de leurs produits.
    • paragraphe 4 : Vérifier l’information demande de l’effort de la part des internautes
  • Distribution de l’infographie bilan sur l’utilisation des réseaux sociaux, à compléter collectivement.
Correction de l’infographie de synthèse sur les réseaux sociaux (à télécharger ci-dessous)

Bilan : Cette séance a lieu alors que les élèves ont déjà échanger sur l’attentat avec l’équipe pédagogique. Pour traiter le sujet sans que cela soit redondant, nous avons choisi l’approche via les réseaux sociaux.

Il est intéressant de faire remarquer que les interactions de partage et de like sont plus facilement accessibles (clic direct) que celles de bloquage et de signalement (au moins 2 clics) !

Séance : fiabilité des sites web : de l’importance de la rubrique « A propos » (1h)

Objectif : évaluer la fiabilité d’un site web

Déroulement : reprise de la séance Déclic critique sur le crocodile des égouts de Paris, proposée par le CLEMI

Bilan : s’il reste du temps, on peut demander aux élèves de trouver d’autres sites parodiques et leur média d’inspiration : Figaro & Le Gorafi, Sud Presse & Nord-presse

Séance : fact-checking à partir d’une vidéo YouTube (2h)

Objectif : évaluer la fiabilité d’une information en croisant les sources

Déroulement : Inspirée de la séance de chasse au canular collaborative, partagée par Raphael Heredia (académie de Besançon)

  • visionnage de la vidéo de l’aigle kidnappeur (video youtube)
  • identification du document collectivement (date, lieu, source)
  • brainstorming sur les indices permettant de vérifier l’information et la façon de chercher à y répondre, par groupe de 4, puis collectivement :
    • quel était le temps à cette date et à cet endroit ? → site météo du jour et jours précédents, à Montréal
    • Y a-t-il des aigles à cet endroit, à cette date ? → carte de la répartition des aigles dans le monde, en fonction des saisons
    • Est-ce qu’un aigle peut emporter un enfant ? → comparer le poids d’un enfant par rapport à celui des proies habituelles d’un aigle
    • Est-ce un montage vidéo ? → lecture à vitesse ralentie pour déceler les bugs potentiels (cf. paramétrage de la vitesse directement dans le lecteur YouTube)
  • répartition des thèmes par groupe de 2
  • mise en recherche (FICHE)
  • synthèse par groupe de 4, puis collectivement
  • cliquer sur “plus” de la présentation de la vidéo pour en afficher la description complète. Le fake est révélé.
  • bilan : Quelles sont les étapes pour vérifier et valider l’information ?
    • identifier l’auteur et la nature du document
    • Relever les éléments de l’information qui peuvent être vérifiés par des recherches croisées
    • Faire des recherches pour comparer les informations
    • Valider ou non l’information donnée
  • Présentation de quelques outils de fact checking : decodex (le monde), vrai ou fake (france info)

Séance bilan : fiabilité de l’information sur internet (2h)

Objectif : créer des ressources synthétisant les étapes de l’évaluation de la fiabilité sur internet

Déroulement :

  • Faire réfléchir sur le bilan des séances précédentes : qu’a-t-on appris ?
  • présentation de l’activité et de ses objectifs : réaliser une méthodologie pour évaluer la fiabilité de l’information à partager avec les autres élèves
  • Réflexion sur la forme de la diffusion : affiche au collège, instagram de la classe médias, lien sur l’ENT
  • En groupe (15 min) :
    • Distribution de deux publications (fiche bilan) (+ vidéoprojection en couleur)
    • A partir de ce que vous avez vu dans les séances précédentes et des questions soulevées par ces posts, lister les étapes à suivre pour évaluer une information diffusée sur les réseaux sociaux
  • Mise en commun par vidéoprojection, sous forme d’arbre décisionnel, réalisé avec Lucidchart (30 min)
    • impression et distribution
  • Mise en forme du bilan : posts instagram (via Canva), chatbot dans PCN, affiches papier
    • Répartition des groupes selon les types de production
    • Distribution des tutoriels pour les ressources numériques
    • Mise en activité
  • Communication des ressources créées

Liens vers le schéma décisionnel réalisé avec Lucidchart.com, le chatbot réalisé avec Landbot.io, les modèles canva.com pour réaliser les posts instagram (modèle 1 et modèle 2)

Bilan : cette séance de bilan demande un gros travail de préparation en amont :

  • brouillon du schéma décisionnel : pour orienter les élèves si besoin et s’assurer que rien ne soit oublié
  • création d’un compte élève canva en amont (le compte professeur est gratuit avec l’adresse académique) et création de modèles à modifier sur canva (en fonction du brouillon du schéma décisionnel) pour privilégier l’attention des élèves sur le fonds, plus que sur la forme
  • création d’un compte landbot pour le chatbot. Attention, au bout de 100 discussions/mois, le service en version freemium ne fonctionne plus. Communiquer très largement dessus risque donc d’être contre-productif.

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6e histoire : escape game La Malédiction de la momie (+ version numérique)

Pas de compétences en EMI ici, mais un escape game de découverte sur le programme d’histoire de 6e, pensé avec Laura Mougel, sous forme de challenge : créer un jeu qui se sert de l’émulation non pas pour la compétition mais pour la coopération, qui peut être joué simultanément par un groupe nombreux (3 x 6 élèves, soit une petite classe ou un un grand demi-groupe), et qui peut à la fois s’organiser en présentiel et en distanciel.

Modalités :
– niveau : 6e
– discipline : histoire
– nombre d’élèves : 12 à 18
– durée : 2 x 55 min de jeu (si demi-groupes) + 55 min de débriefing (classe entière)
– lieu : CDI
– matériel : vidéoprojecteur + enceintes, tableau blanc (pour noter le rappel des missions), tables organisées en 4 pôles, matériel des énigmes (un système de gommettes permet d’associer le bon matériel à chaque îlot) et décor. Tablettes pour la version numérique en présentiel ; outil de visioconférence permettant la répartition en salle pour une modalité distancielle.

Connaissances / compétences (programme d’histoire-géographie) :

  • Culture (religion, mythes, écriture) de la civilisation de l’Egypte antique
  • Composition / organisation de la société égyptienne antique
  • Repères géographiques de l’Egypte antique
  • Lecture d’une carte de géographie
  • Outils et méthodes des archéologues pour fouiller un site

Le scénario :
Les professeurs viennent de découvrir dans le grenier du collège une très vieille malle qui aurait appartenu à une ancienne professeur du collège, également égyptologue. Comme la découverte est exceptionnelle, les professeurs demandent aux élèves de réaliser une exposition avec les objets de la malle, exposition qui sera ouverte à tous (élèves, parents) et inaugurée par le maire. Bien sûr tout est très très fragile.
Mais en expliquant tout cela, une des professeurs fait malencontreusement chuter une stèle, qui se brise, déclenchant l’apparition d’une momie menaçante. Si son nom n’est pas rétabli en moins de 40 minutes sur la stèle, sa malédiction sera terrible !

En classe, la vidéo sert à la fois d’introduction, de minuteur et de final d’échec. Elle est intégrée dans l’interface Genially vidéoprojetée.

L’organisation :
Les élèves sont répartis spatialement, en trois groupes homogènes d’hétérogénéité (c’est à dire que dans chaque groupe, il y a autant d’élèves scolaires, peu scolaires, timides, agités…). Pour faciliter la mise en activité des élèves les plus en retrait, nous les avons désignés comme « relais », cette fonction étant identifiable par le port d’un foulard de couleur (1 par équipe). Le relais est le seul membre du groupe a pouvoir sortir de la zone de travail attribuée pour communiquer avec les autres équipes, manipuler la stèle, demander expressément un coup de pouce aux professeurs…

Les énigmes :
Chaque espace dédié à un groupe comprend au moins une table sur laquelle sont déposés une boussole (pour rappeler les points cardinaux), des morceaux de parchemins (permettant de reconstituer un puzzle), un livret de l’égyptologue rempli de notes, une boîte de fouille carroyée dissimulant, grâce à du sable, des tessons illustrés de hiéroglyphes, un pinceau, un labyrinthe sous forme de pyramide 3D, une carte postale, une publicité et une affiche.
Bien que le mode de résolution des énigmes soit identique à tous les groupes, les réponses en sont différentes. Cela permet à chaque groupe de trouver le statut, l’amulette ou le dieu vénéré de la momie, ainsi qu’une partie de l’information nécessaire pour identifier la cité par recoupement.
En cas de difficulté, les professeurs peuvent distribuer des énigmes complémentaires servant d’indices.

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EMC 4e : des cartes à débat pour réfléchir sur les médias sociaux

Cette année, en tant que formatrice à l’INSPE de Paris, j’ai proposé aux étudiants en master MEEF documentation, dans le cadre du cours de culture numérique, de créer une ressource pour favoriser la réflexion collective et la prise de parole autour d’une thématique : des cartes à débat sur les enjeux des usages des médias sociaux.

Côté élèves : Les cartes à débats sont des assertions sous forme de phrases courtes illustrées, qui permettent aux élèves de se positionner sur « je suis d’accord », « je ne suis pas d’accord » ou « je ne sais pas ». A partir de ce positionnement initial, les élèves sont invités à argumenter les raisons de leur choix, lors d’échanges encadrés par le professeur.

Côtés étudiants / enseignants : Du fait du contexte sanitaire, les étudiants de M1 de cette année n’ont pas pu suivre en totalité la durée de stage d’observation et de pratique accompagnée (SOPA) initialement prévue. Pour y remédier, un atelier d’analyse de pratiques professionnelles (APP) a été mis en place : ils ont eu à construire une séance de prévention sur les usages des médias sociaux et leurs enjeux, puis la mener au sein de mon collège, auprès des élèves de 4e, lors d’un cours d’EMC (enseignement moral et civique).

Dans le cadre de la préparation de séance, après avoir expérimenté les cartes à débat pour en déduire les modalités de fonctionnement, et réfléchi eux-mêmes sur les points positifs et négatifs des usages des médias sociaux, les étudiants ont été amenés à créer chacun une carte en utilisant storyboardthat.

Storyboardthat est un éditeur de BD en ligne qui propose, en compte freemium, de créer 2 strips (1×3 cases ou 2×3 cases) gratuitement par semaine.

Tutoriel vidéo chapitré : 0:00 Storyboard That, quesaco ? 0:22 Disposition des cases 1:05 Choix et personnalisation d’un décor 2:00 Choix et personnalisation des personnages 3:25 Ajout de bulle de texte 4:30 Sauvegarder et partager son strip

Parmi les cartes élaborées, celles permettant d’évoquer à la fois avantages et inconvénients ont été sélectionnées pour être imprimées. Une version numérique, sous forme de diaporama, a également été mise à disposition.

Aperçu des cartes à débat à télécharger ci-dessous

BILAN : Lors de la séance d’1h, au collège, les groupes d’étudiants ont expérimenté différents scénarios pédagogiques. Parmi eux, ceux reposant sur le débat mouvant ont été les plus à même d’engager les élèves dans la « discussion réglée » (selon le terme utilisé dans le programme d’EMC).
En 1h, il n’est pas possible de demander aux élèves d’effectuer des recherches pour sourcer leurs arguments. Le risque est donc de basculer dans l’échange d’opinions et d’anecdotes personnelles. Pour limiter ce risque, le professeur-documentaliste doit répartir et dynamiser la parole des élèves, apporter des connaissances (grâce à un travail préparatoire en amont), ainsi qu’anticiper la façon de fixer les apprentissages (bilan, continuité).

Séquence classe médias 6e : les images dans les médias

Avec ma collègue Laura Mougel, nous avons organisé plusieurs séances autour du rôle des images dans les médias. En voici les principales séances.

Séance : analyse d’une photographie de presse, avec l’exposition Visa pour l’image

Objectif : analyser une photographie de presse en vue d’interpréter l’intention de l’auteur

Cette séance s’appuie sur l’exposition annuelle Visa pour l’image, dont une sélection de clichés est reproduite en grand format, en accès libre et à ciel ouvert, autour de la grande halle de la Villette. Pour être menée à bien, elle nécessite un travail de contextualisation en amont : les professeurs se rendent sur place, photographient les panneaux pour en permettre la vidéoprojection en classe plus tard et élaborent un document synthétisant les contextes de prise de vue à l’aide des dossiers explicatifs du site de Visa pour l’Image.

Exemple de contextualisation synthétique

Les élèves choisissent en binôme la photographie qu’ils veulent analyser et remplissent individuellement la fiche élève (reprise de la séance avec Dysturb) : « ce que je vois », « ce que je ressens », « comment j’interprète ». Quand les 3 premières parties sont complétées, les professeurs distribuent les éléments de contexte permettant de répondre à la partie 4 : « ce dont j’ai besoin pour comprendre ».

Aperçu de la fiche élève, à télécharger ci-dessous.

En classe, pour effectuer le retour sur la sortie :

  • Ecrire au tableau : en quoi la composition de l’image aide-t-elle à faire passer le message du photographe ?
  • Vidéoprojection des photographies de l’exposition.
    Intervention tour à tour de chaque binôme : présentation de la photo de presse choisie et étudiée lors de la sortie, en répondant à la question

Bilan : Cette sortie est prévue en septembre-octobre : c’est la première de l’année. Elle a l’avantage d’être à l’extérieur, ce qui facilite son organisation en temps de pandémie. Sans élément de contextualisation, il est parfois très compliqué de comprendre la démarche des photographes. Pendant le retour sur la sortie, il faut insister pour que les élèves ne lisent par leur feuille, mais la synthétisent, ce qui permet de meilleures interactions avec le reste de la classe.

Séance : les image d’information dans la presse (infographie)

Objectif : caractériser les différentes images utilisées dans la presse écrite et en expliquer les enjeux.

  • Constituer des îlots de 4 élèves
  • Ecrire au tableau, en 3 colonnes : Quels sont les différents types d’image ? / A quoi servent les images ? / Quelles informations accompagnent obligatoirement les images dans un article ?
  • Distribuer dans chaque îlot des journaux et magazines que les élèves sont invités à consulter et découper pour répondre aux 3 questions.
  • Faire une mise en commun, en affichant les exemples d’image découpés au tableau et en les légendant.
  • Distribuer la fiche élève et les vignettes à découper et placer sur l’infographie.
    Faire une mise en commun/correction avant d’inviter les élèves à coller les vignettes.
Aperçu de la fiche élève et de correction, à télécharger ci-dessous

Bilan : La forme de l’infographie est peut-être à retravailler. En effet, je voulais que les élèves la construise le plus possible pour qu’elle soit plus facilement retenue, mais choisir à la fois le pictogramme et la légende s’est révélé ardu. C’est pourquoi, je propose ici la séance en 2 étapes : d’abord réfléchir aux idées (en s’aidant des exemples des journaux), puis aux icônes à associer aux idées.
Il manque également dans cette infographie les images autres que d’information (notamment les publicités) et les images animées (vidéos) pouvant être utilisées par les autres médias. On peut faire réfléchir les élèves sur ces manques et ainsi aborder la complémentarité et le financement des médias.

Séance : Biais de l’image : manipulation du cadrage et du point de vue

Objectif : exercer l’esprit critique sur les photographies

A partir d’un diaporama vidéoprojeté permettant d’accompagner collectivement les élèves dans l’analyse de photographies de presse, ils complètent individuellement une fiche permettant de distinguer 3 types de biais/manipulations d’image liés au cadrage et au point de vue.

Par la suite, les élèves, répartis en 3 groupes, sont invités à réaliser eux-mêmes une série de clichés mettant en scène une même situation pouvant être interprétée différemment selon le choix de cadrage et de point de vue.

Pour finir, chaque groupe présente à l’oral ses photos (révision du vocabulaire de l’analyse d’une photographie : plan, cadrage, angle de vue), tandis que les autres élèves verbalisent leur interprétation et le type de biais utilisé. S’en suit une réflexion sur la nécessité d’exercer son esprit critique sur les images (photographies, vidéos…).

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Séquence 5e : Askip, des stories anachroniques autour de tableaux de portrait de famille

Cette séquence clôt le chapitre sur le thème « avec autrui : famille, amis, réseaux », initié par ma collègue de lettres, Jeannick Prunier, avec des élèves de 5e. Nos objectifs étaient de réutiliser le vocabulaire des liens relationnels, vérifier la maîtrise du conditionnel et réfléchir aux usages des réseaux sociaux. Pour cela, nous avons imaginé la création de stories (messages éphémères sur les réseaux sociaux) à partir de portraits picturaux de famille. Afin de se conformer à l’esprit réseaux sociaux, nous voulions utiliser l’humour en s’appuyant sur l’anachronisme, notamment langagier, avec l’utilisation de l’expression actuelle « askip » (pour « à ce qu’il paraît » + conditionnel). J’y ai ajouté des compétences EMI liées à la recherche d’information, notamment via la recherche inversée d’image.

Les productions finales sont mises en ligne sur la page dédiée au projet, sur esidoc. Je vous recommande particulièrement de jeter un œil aux portraits de Marie-Antoinette et ses enfants, d’Elisabeth Vigée Le Brun, Le Nouveau Né, de Georges de la Tour, American Gothic, de Grant Wood et la famille de l’artiste, d’Otto Dix.

Modèle de production finale attendue

Avec ma collègue, nous avons tout d’abord sélectionné sur un padlet des représentations artistiques de familles. Cette sélection a depuis été restreinte, car plusieurs représentations ne permettaient pas d’identifier précisément l’auteur via une recherche inversée, étape nécessaire pour citer les sources. Certains élèves ont eu beaucoup de mal à se décider pour l’un ou l’autre des portraits. Peut-être qu’un panel moins fourni permettrait aux élèves de consacrer plus de temps à l’élaboration de la production.

Les stories ont été mises en page avec le site Canva.com. Il est possible de se créer gratuitement un compte education avec l’adresse académique. Cela permet de créer des espaces de classe, dédié à chaque projet, dans lequel partager des modèles, ainsi que de récupérer les créations des élèves et les corriger/partager simplement. Avec le compte education, les éléments premium sont accessibles gratuitement.

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Séance Booktrailer : nouvelle mouture

Cela fait bien longtemps que je propose aux élèves de réaliser des booktrailers, ces bandes-annonces de livre qui permettent de façon créative et numérique de rendre compte d’une lecture.

Cette année, deux classes se sont prêtées à l’exercice, ce qui m’a permis de tester différents supports et réajuster la séquence en conséquence.

Modalités :

  • discipline : lettres
  • niveau : cycle 4 (5e et 4e)
  • effectif : 24 élèves
  • durée : 2 x 55 min (d’affilée idéalement) + 55 min
  • lieu : CDI si demi-groupe, salle informatique si classe entière + salle ordinaire pour projection des productions
  • matériel : vidéoprojecteur, ordinateurs connectés à Internet, 1 compte Adobespark pour l’ensemble de la classe (+ idéalement : écouteurs), fiche élève

Objectifs :

  • synthétiser l’intrigue d’une histoire en identifiant personnages et actions principales
  • exprimer un avis personnel argumenté
  • associer texte, image et son pour convaincre
  • produire une réalisation qui utilise des œuvres d’autrui, dans le respect du droit d’auteur

Évaluation :

Les élèves sont invités à s’auto-évaluer au cours de la séquence grâce aux critères présents sur leur fiche. L’évaluation finale est réalisée en concertation avec la prof de lettres. Il s’agit d’une note s’appuyant sur la grille reprenant les critères d’auto-évaluation, ainsi qu’une évaluation par compétences, s’appuyant sur le Socle commun et sur le CRCN.

  • Socle commun :
    • Domaine 1 : Les langages pour penser et communiquer
      • Compétence du programme : Lire
        • Contrôler sa compréhension, devenir un lecteur autonome
      • Compétence du programme : Comprendre le fonctionnement de la langue
        • Consolider l’orthographe lexicale et grammaticale
  • CRCN :
    • Domaine 3 : Création de contenu
      • Compétence 3.2 : Développer des documents visuels et sonores
        • Produire et enregistrer un document multimédia
      • Compétence 3.3 : Adapter les documents à leur finalité
        • Appliquer les règles du droit d’auteur, du droit à l’image et du droit à la protection des données personnelles
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Classe médias : L’information est-elle neutre ? Mise en pressepective avec Le Drenche !

Vous connaissez Le DRENCHE ? Il s’agit d’un média qui se veut « contre les idées reçues, pour une opinion éclairée ». Son nom a été construit à partir de la combinaison des lettres formant les mots DRoite-cENtre-gauCHE. Fondé en 2015, d’abord numérique puis proposant une version papier distribuée gratuitement dans les universités, ce magazine aborde les points d’actualité sous l’angle du débat d’opinion, sans parti pris. Après avoir expliqué les principaux termes et le contexte, il confronte les arguments de deux experts (pro et anti) sur un sujet, permettant ainsi au lecteur de se forger et justifier sa propre opinion. Le journal Ouest-France en est devenu récemment le principal partenaire-actionnaire.

Le Drenche publie régulièrement des « mises en PRESSEpective » : des infographies qui reprennent les titres d’articles issus de divers médias pour donner à voir les différences de traitement d’un même sujet. Celle sur Greta Thunberg est particulièrement représentative :

 

C’est à la suite de cette infographie que j’ai contacté les membres du Drenche pour leur demander si une intervention en classe médias pouvait s’envisager. Antoine Dujardin, cofondateur du journal, a répondu favorablement. Merci à lui !

 

Modalités :

  • discipline : EMI (classe médias)
  • niveau : 5e
  • durée : 55 minutes
  • matériel : 1 tableau de classement vierge et 8 languettes-articles par groupe + une version géante (A3) à afficher sur la tableau magnétique pour la mise en commun

 

Cliquez sur l’aperçu pour télécharger le tableau de classement et les bandelettes-articles (docx)

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Lanceur d’alerte : un escape game pédagogique virtuel en classe médias

Cette séance est née de la rencontre de deux défis :

Le résultat est un jeu d’évasion virtuel d’1h, sur le thème des lanceurs d’alerte. Réalisé avec une diapo Genial.ly, il suit un scénario convergent imbriqué comprenant quatre types d’énigmes (cf. typologie des énigmes de Scape) : énigme avec codage (codage par substitution), avec superposition (filtre coloré), avec observation (puzzle) et jeu de logique (message sibyllin). Lorsque le minuteur atteint zéro, le champ de validation du mot de passe disparaît, rendant impossible la poursuite du jeu.

scenario_diagramme

Objectifs :

  • Remobiliser les élèves (après 2 mois de confinement) 
    • par le jeu
    • par les interactions sociales (travail en groupe)
  • Réactiver des connaissances vues précédemment en cours
    • Utiliser le vocabulaire de l’article de presse
  • Aborder un nouveau thème
    • Sensibiliser au rôle des lanceurs d’alerte et des médias comme contre-pouvoir citoyen
    • Découvrir un scandale médiatique contemporain

Compétence : 

  • Identifier et nommer les différents éléments composant un article de presse

Modalités :

  • Encadrement : 2 professeurs de classe médias
  • Public : classe de 6e et 5e médias (soit 25 élèves potentiels, mais 10 réellement présents)
  • Outil : Classe virtuelle du CNED
  • Durée : 2h (avec les soucis de micros et de connexion, la séance a duré 2h30 !)
  • Matériel : ordinateurs (à privilégier aux appareils mobiles) avec connexion internet et micro/écouteurs ; compte Classe virtuelle du CNED ; diaporama de présentation ; déroulement de la séance (avec solutions) ; interface de jeu

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Classe médias confinée et continuité pédagogique

Après le 13 mars, ma collègue d’histoire-géo, Laura Mougel, et moi avons dû bouleverser le programme que l’on avait établi pour les classes médias de 6e et 5e. Dans le cadre de la continuité pédagogique, nous avons proposé aux élèves différentes activités.

 

  • Les quiz

On a tout d’abord proposé des quiz d’actualité en demandant aux élèves de rester informés, tout en leur rappelant quelques recommandations :

Pendant le confinement, reste informé !
Mais attention : trop d’informations est anxiogène. Cela veut dire que, dans les situations exceptionnelles, trop vouloir s’informer peut augmenter notre stress.
Ne regarde pas les chaînes d’information en continue, mais privilégie les sources que tes professeurs t’ont recommandées : 1jour1actuGivemefiveMonQuotidien
Ces quiz hebdomadaires ont été créés et diffusés avec l’outil « exercice et évaluation » de notre ENT ParisClasseNumerique. Dans chacun d’eux, on a varié le type de questions : vrai/faux, QCM, texte à trous, réponse ouverte. On a également essayé de faire plusieurs rubriques, dont une intitulée « bonnes nouvelles ! » (l’augmentation du nombre de rhinocéros gris ou la baisse de la pollution atmosphérique, par exemple) et « info/intox » dans laquelle il s’agissait d’effectuer des recherches pour valider ou non une information donnée (par exemple, le report des vacances d’été). On a voulu parler d’autres sujets que le covid-19, tels que les élections municipales ou le tremblement de terre en Croatie.
 
Le premier quiz a été rendu par les 3/4 des élèves, le second par la moitié. La plupart des « copies » comportaient peu d’erreurs. Notre but était de les aider à comprendre l’actualité, mais aussi de les tenir informés. Or avec ce système, il faut attendre que le délai pour rendre le quiz soit dépassé afin d’en distribuer la correction. L’actualité n’était donc plus vraiment d’actualité, une semaine après. Le retour était trop lointain et les discussions d’approfondissement impossibles. Bref, nous n’avons pas été convaincues.
 
 
  • Les témoignages

On a ensuite voulu rendre les élèves plus actifs, en leur proposant de réfléchir à l’actualité via son impact sur leur environnement proche. On s’est inspiré du fabuleux travail que fait la ZEP (zone d’expression prioritaire) et de leurs publications sur instagram. Les élèves devaient interroger un proche sur le confinement, après avoir choisi un axe parmi plusieurs proposés. Les 5e devaient en plus choisir une photographie libre de droit pour illustrer leur texte. Après 15 jours de délai, nous avons 8 retours (sur 24 élèves), que nous avons publié sur l’instagram de la classe médias. Nos élèves avaient commencé à s’exprimer sur leurs difficultés à s’organiser face à la charge de travail que l’équipe pédagogique demandait, mais aussi sur les difficultés techniques et matérielles qu’ils subissaient. Avec ma collègue, nous n’avons pas insisté pour le rendu du travail. 

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Cliquez sur l’aperçu pour télécharger le PDF

 

  • L’analyse de photo de presse

Dans la continuité, nous avons proposé une deuxième activité de ce type. Il s’agissait de choisir une photographie de presse qui selon l’élève symbolisait  au mieux le confinement, d’expliquer pourquoi et de l’analyser. L’identification de la source était également un travail. Cette fois-ci, nous n’avons eu que 4 retours… postés sur instagram également. Sur cette activité, on a pu plus facilement faire des retours pour que les élèves approfondissent leur analyse. Pour rendre moins chronophage cette activité et peut-être ainsi augmenter le nombre de participants, nous aurions pu proposer plusieurs photographies, tout en autorisant la possibilité d’en choisir une extérieure à la sélection.

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  • Des activités synchrones pour remotiver les troupes

Conscientes que nous perdions nos élèves, nous avons voulu tester une nouvelle stratégie. Comme les élèves ont du mal à s’organiser pour dégager du temps pour la classe médias (et on ne peut leur en vouloir !), nous avons réfléchi à des activités qui se feraient sur un créneau défini, plutôt court (moins d’une heure).

On a pensé à un escape game virtuel. Finalement, au vu des problèmes de connexion et de matériel, cela n’a pas été du tout une activité courte… On est parvenu cependant à mobiliser 10 élèves dont certains n’avaient jamais rendu de travail jusqu’à présent. Ils se sont tous montrés extrêmement motivés.

Avec le déconfinement, seule la moitié des élèves de 5e médias suivront en présentiel l’option. Pour l’instant, je n’ai pas réfléchi à ce que l’on y fera.

Pour le distanciel, et en attendant de créer un nouvel escape game, on a décidé de renouveler l’activité quiz, mais en la modifiant pour tenir compte de nos précédentes remarques. On compte faire des quiz kahoot d’une trentaine de minutes, en visio, sur un créneau fixe hebdomadaire. Nos élèves adorent ce type de quiz. Ils ont beaucoup apprécié le fait de pouvoir interagir avec le reste de la classe via la classe virtuelle. Et peut-être pourrions-nous demander aux volontaires, dans un second temps, de préparer chacun une question d’actualité que l’on compilerait pour le kahoot de la semaine ?

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Speedbooking : 5 min pour trouver le livre de sa vie (ou du moins celui des prochaines vacances)

Dans le cadre d’une collaboration avec ma collègue professeur de lettres, Jeannick Prunier, nous avons mis en place une séquence que nous avons plusieurs fois réutilisée, en 4e et en 6e. Il s’agit de faire choisir aux élèves des livres en lecture cursive, sur une thématique commune à la classe. Cette possibilité de choix personnel augmente considérablement le fait que les livres soient effectivement lus (bien qu’on ne soit jamais arrivé à une réussite de 100%…), car chacun peut choisir sans justification selon ses propres critères : nombre de pages, présence d’illustrations, taille de la police, attractivité de la première de couverture, du résumé…

La séquence se compose d’une séance de speedbooking d’une heure en classe entière, suivie d’une autre séance en classe entière pour remettre les livres choisis et expliquer ce qu’est une boîte de lecture, ainsi que les attendus de cette activité. Deux à trois semaines plus tard (i.e. après les vacances), plusieurs séances en demi-groupes sont programmées pour que les élèves présentent leur boîte de lecture aux camarades de classe. Je participe alors à leur évaluation.

Je ne parlerai ici que de la première séance, celle du speedbooking. Vous pouvez cependant jeter un coup d’œil aux documents de présentation et d’évaluation de la boîte de lecture réalisés par ma collègue.

 

 

Lors de la séance de speedbooking, les élèves sont répartis en groupe de 3 à 5 élèves assis ensemble autour d’un même pôle. Le nombre de groupes correspond au nombre de sous-thématiques des livres. Pour débuter la séance, nous expliquons l’objectif de l’heure (choisir parmi une sélection de livres, ceux qui nous intéressent le plus), puis les modalités. A savoir, chaque groupe reçoit une feuille d’énigmes, sur laquelle les membres devront associer chaque énigme à un titre de livre. Chaque élève reçoit également une fiche de vœux personnelle, qui permet de noter un maximum de 5 livres non-désirés, un minimum de 5 livres favoris et un nombre non-restreint de livres neutres. On explique que plus élevé est le nombre de livres « désirés », plus sont maximisées les chances d’obtenir l’un d’eux. Le vidéoprojecteur affiche un compte à rebours (7 min pour le premier tour, 5 min pour les tours suivants), dont la sonnerie indique le changement de sous-catégorie et le transfert des livres d’une table/groupe à une autre. Chaque pile de livres est accompagnée d’une feuille indiquant de quelle sous-thématique il est question, afin que les élèves sachent précisément quelle partie de la feuille d’énigmes remplir. Pendant la séance, ma collègue et moi naviguons de table en table pour aider les groupes (et motiver les troupes). Nous nous chargeons également de rappeler le temps qui passe (« plus qu’une minute ! »), les enjeux (« n’oubliez pas de cocher les livres que vous avez aimés  ! ») et les petits détails d’organisation (« il est temps de rassembler les livres : les piles vont tourner ! »). Finalement, dans tout cela, ce sont nous les plus « speed », à courir partout ! 😀

Une fois la séance terminée, hors temps élèves, ma collègue et moi-même corrigeons les feuilles d’énigmes et attribuons un classement entre elles en fonction du nombre de bonnes corrélations énigmes/titres établies. Les élèves des équipes ayant le plus de points sont prioritaires pour l’attribution d’un livre conforme à leur fiche de vœux. Si nous ne parvenons pas à attribuer un livre désiré à un élève, nous lui demandons de repasser au CDI pour qu’ils choisissent un livre parmi ceux n’ayant pas été attribués ou quelques livres mis de côté car ne rentrant dans aucune sous-thématique (mais restant dans la thématique tout de même !). Quand un livre a été assigné à chacun des élèves, j’enregistre le prêt sur BCDI et donne à ma collègue l’ensemble des livres prêtés pour qu’elle les remette à qui de droit (de prêt). Les élèves ont la possibilité de se « troquer » les livres, mais doivent passer par moi pour l’échange officiel sur la base de prêt.

Cette séquence demande un temps assez long de préparation. En effet, en amont, il a fallu identifier des livres du CDI sur le sujet, en nombre supérieur à celui des élèves à doter. Il a ensuite fallu les regrouper par sous-thématiques et pour chacun d’eux inventer une « énigme ». Ces énigmes peuvent être visuelles (une image, une photographie historique, une oeuvre d’art associées au thème) ou textuelles : jeu de mots sur le résumé ou le titre, incipit… Elles sont ce qui va obliger les élèves à consulter, feuilleter, voire soupeser les livres choisis. Elles ne doivent être ni trop difficiles pour permettre à chacun des livres d’être évalué durant le temps imparti à la sous-catégorie, ni trop faciles car c’est le côté défi qui rend l’activité amusante et qui permet de créer une émulation entre les équipes. Il faut compter environ 1h pour corriger les feuilles, attribuer les livres et enregistrer les prêts dans la base documentaire.

Cliquez sur l’aperçu pour télécharger les feuilles d’énigmes et de voeux au format docx
(thème : héros [extra-]ordinaires en 6e)

 

BILAN :

La partie speedbooking plaît aux élèves : ils sont actifs et communiquent entre eux. On voit cependant que certains groupes parviennent plus facilement à s’organiser en se répartissant les tâches et les livres à feuilleter. C’est pourquoi il est utile de laisser plus de temps pour le premier tour, afin que chaque groupe comprenne concrètement en quoi consiste l’activité et comment la mener à bien.

Pour faciliter la séance, il est important d’avoir préparé en amont les piles de livres accompagnées d’un libellé de sous-thématique. Imprimer la correction facilite grandement l’organisation, d’autant plus quand toutes les piles ont été mélangées par erreur juste avant la séance… (vécu !) Avant l’arrivée des élèves, il est préférable de réorganiser l’espace en prévoyant un nombre de pôles (tables) égal au nombre de piles sous-thématiques de livres, ainsi qu’un nombre correspondant de chaises par rapport au nombre d’élèves attendus pour chaque pôle, et bien sûr de préciser « on ne déplace pas les chaises » au moment de la rentrée des élèves en classe !

Pour éviter les déceptions, il faut prévoir plus de livres que d’élèves. Pour une classe de 25 élèves, nous avions ainsi 6 sous-thématiques de 5 livres chacune. Lorsqu’un élève râle sur le livre attribué, on ressort sa feuille de vœux en lui rappelant que c’est LUI qui a choisi le livre…

Sélectionner les livres ensemble avec la collègue de lettres a des avantages, d’autant plus si cette sélection est faite suffisamment longtemps avant le lancement de la séquence et que la prof de lettres est une experte en littérature jeunesse (« Quoi ! Tu ne l’as pas ce livre ?! Mais il est trop bien ! »). Cela permet de passer des commandes pour enrichir le fonds du CDI.

 


Petit aparté pour Laetitia qui le temps d’un trajet Blablacar entre Moulins et Paris a réclamé de façon convaincante de nouveaux posts à ses interlocuteurs. Message transmis et bien reçu ! 😉
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