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Classe médias 5e : Photographie manipulée ? Comment le vérifier ?

L’année dernière, en 6e, les élèves avaient dû évaluer la fiabilité d’une vidéo (celle de l’aigle kidnappeur) en cherchant puis recoupant des informations, après avoir formulé des critères de validation/vérification. Cette séance avait été beaucoup appréciée par les élèves (merci du partage, Raphaël Hérédia !). Elle était axée sur l’esprit critique face aux contenus faisant le buzz sur le web.

Cette année, dans la continuité, mais avec l’idée de leur fournir en plus des outils de vérification, j’ai voulu leur faire évaluer des photographies diffusées sur les réseaux sociaux, pour identifier et distinguer celle(s) qui aurai(en)t été manipulée(s) de celle(s) qui ne l’est (le sont) pas. C’est aussi important de montrer qu’il n’y a pas que des « fake » qui circulent sur le web…

 

Modalités :

  • discipline : option médias
  • niveau : 5e
  • effectif : 10 élèves
  • durée : 55 min x 3
  • lieu : CDI
  • matériel : 5 ordinateurs (avec accès aux réseaux sociaux Facbook, Twitter, Instagram), fiche de recherche, photographies imprimées, papier pour affiches, vidéo-projecteur

 

Objectifs : A la fin de la séance, les élèves sont capables de :

  • adopter une attitude critique et analytique vis à vis des photographies, notamment sur les réseaux sociaux
  • retrouver l’origine d’une photographie en utilisant les outils de recherche inversée et les méta-données
  • formuler des hypothèses sur l’objectif d’une publication d’une photographie manipulée

 

DÉROULEMENT : 

Partie 1 : Comment vérifier qu’une photographie a été / n’a pas été manipulée (15 min)

  • Expliquer le thème de la séquence : l’évaluation de la fiabilité d’une photographie utilisées sur les réseaux sociaux
  • Demander pourquoi évaluer une photographie issue d’un réseau social est plus nécessaire que si elle était issue d’un média traditionnel ? Sur le web, et notamment les réseaux sociaux, n’importe qui peut publier alors que dans les médias traditionnels, ce sont des journalistes, qui se sont engagés à respecter une déontologie, qui publient.
  • Demander aux élèves à quoi voit-on qu’une image a été manipulée et comment évaluer la fiabilité d’une photographie publiée sur les réseaux sociaux ? Ecrire au tableau les réponses. Compléter si besoin, notamment en présentant les outils de recherche d’image inversée Tineye et Google images avec une image test (ex: la photo du collège !).

Partie 2 : Mise en recherche (30 min + 15 min)

  • Distribuer la fiche de recherche, en expliquant l’ordre à suivre : remplir les cases de gauche à droite, de haut en bas (je précise, car certains groupes n’ont pas trouvé cela explicite)

Cliquez sur l’aperçu pour télécharger la grille au format docx

  • Aider les groupes si besoin, notamment sur l’identification de la plateforme de publication (Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat).

L’heure de cours étant terminée, la deuxième séance commence sur la poursuite des recherches par les élèves (compter 15 minutes supplémentaires, le temps de se remettre dans la tâche).

 

Partie 3 : Restitution (40 min)

  • Distribuer les feuilles A3 et faire réaliser les affiches. Il suffit de découper la grille pour constituer l’affiche. Si besoin redistribuer une grille vierge pour pouvoir la remplir au propre.

  • Chaque groupe passe à l’oral présenter son image, son analyse et sa conclusion : l’image a-t-elle été manipulée ? Si oui, comment et pourquoi ?
    • statue de la liberté vêtue d’une veste jaune → réelle, mais à Colmar (absence de précision dans la légende, est-ce une manipulation ?)
    • avion atterrissant presque sur la plage → réelle, voir Maho Beach
    • l’éléphant en feu en Amazonie → manipulée, détournement d’une photo indienne
    • la panthère sur le balcon → réelle, à Armentières
    • les singes de la forêt Amazonienne calcinée → manipulée, montage de 2 images asiatiques
  • Relever que manipuler des photos, même pour de bonnes intentions, dessert la cause. Majoritairement, les auteurs sur les réseaux sociaux utilisent des pseudos et sont donc difficilement identifiables.

 

Partie 4 : bilan (40 min →3eme séance)

  • Distribuer, faire lire et compléter la fiche bilan sur les 3 types de manipulation des photographies (falsification de la légende, manipulation par cadrage, ajout / suppression d’élément graphique) et sur les principales raisons de ces manipulations (esthétiques, humoristiques, buzz, propagande).
  • Faire lire l’infographie qui reprend les étapes de la première partie : comment débusquer les photographies manipulées.

Cliquez sur l’aperçu pour télécharger le bilan au format docx

  • Faire une démonstration de Forensically
    • à partir de l’image de démo fournie par l’outil
      • identifier les éléments d’images ayant été clonés
      • identifier les anomalies de compression jpeg (error level analysis)
      • identifier les différences (ajout/suppression graphiques) entre la photo et sa miniature (thumbnail)
    • à partir d’une image importée
      • afficher les méta-datas pour trouver les données de prise de vue : type d’appareil, géolocalisation, date et miniature
      • déduire de la comparaison photo / thumbnail qu’aucun élément graphique n’a semble-t-il été ajouté
      • dans un moteur de recherche d’image, entrer la requête « La Défense tentacule 2019 » pour trouver d’autres images semblables, mais sous d’autres angles de vue et en identifier le contexte (oeuvre d’art issue de l’exposition Les Extatiques)
  • Expliquer que la plupart des réseaux sociaux suppriment les méta-datas des photos importées : Instagram, Facebook
  • Pour finir, expliquer que les outils de recherche inversée peuvent s’appliquer également sur des captures de vidéo et qu’il faut souvent croiser les recherches/outils pour obtenir des résultats. Vidéo-projeter la vidéo des Observateurs de France 24 comme exemple.

 

BILAN:

Je voulais que les élèves travaillent sur des photos réellement publiées sur les réseaux sociaux. Cependant, sur ces derniers, les méta-données (dont la géolocalisation) sont effacées. C’est pourquoi la partie avec Forensically n’est pas faite par les élèves dans la 2e partie de la séquence. De plus, pour Snapchat, j’ai dû recréer un snap à partir d’une vidéo d’un véritable snap postée sur Twitter. En effet, sur Snapchat, les images et les vidéos sont éphémères et il est donc très difficile d’y avoir accès si on ne fait pas partie du réseau (et qu’on cherche 3 semaines après l’événement !).

Autre problème : la photo avec les singes est déjà analysée sur AFP factuel. En faisant une recherche en image inversée, le binôme qui s’occupait de cette photo est tombé dessus. Ils ont tout de même voulu faire la démarche de recherche par eux-mêmes en suivant les étapes de vérification. Il semble que depuis, les images du site de l’AFP ne soient plus accessibles. Il est donc plus dur de tomber sur l’article, sauf en tapant les mots clés dans l’onglet texte, et non photo. Il pourrait donc être pertinent de changer de photo à analyser. Si vous en connaissez une avec un montage photo, publiée sur facebook, mais qui n’a pas été « fact checkée » publiquement, je suis preneuse !

La panthère étant une actualité de la rentrée, j’ai demandé aux élèves qui savaient avec certitude si l’une des photos était vraie ou fausse de ne pas le dire à l’ensemble du groupe et de choisir une autre photo à analyser, au risque sinon de s’ennuyer ferme les 3 prochaines heures ! Au final, seule une élève la connaissait.

La difficulté de cette séquence est plus grande que pour l’aigle kidnappeur car il est demandé aux élèves de faire toutes les étapes de vérification pour une photo et non de se les répartir entre les différents groupes de façon collaborative. Il y a donc plus de temps de recherche, d’autant plus que les élèves essaient parfois désespéramment d’identifier l’auteur, alors que celui-ci est sous pseudo. Il faut alors leur dire de marquer « inconnue » dans le champ identité et de passer à la question suivante.

Les élèves ont eu des difficultés à remplir la partie identifiant le type de manipulation dont il s’agissait, le cas échéant. Il faudrait donc reformuler les options pour en faciliter la compréhension. Des suggestions ?

La grille à découper est idéale pour « gagner du temps » : pas de lignes à tracer au crayon pour écrire droit par exemple ! Cependant, il faut prévoir de faire une photocopie avant la découpe, sinon les élèves perdent la trace écrite de la séance.

Quant aux hypothèses, elles ne sont qu’hypothèses. Les formuler est l’occasion de réfléchir aux objectifs de l’information/désinformation et donc d’alerter sur le type de manipulation de l’information (en général). l’exemple de la propagande historique est assez marquante sur ce point.

Les élèves ont adoré l’outil Forensically. Ils ont notamment été surpris que tant d’informations (meta-datas) soient disponibles sur les photos. Ils ont été rassurés d’apprendre que la publication sur les réseaux sociaux les supprimait, mais un peu moins de savoir que les serveurs les conservaient tout de même à des fins statistiques en interne, même si ces données n’étaient pas accessibles en externe.

Pour finir cette séquence, une ouverture sur le phénomène du deep fake pourrait être envisagée. Ce trucage réalisé à partir d’images de synthèse s’appuie sur l’intelligence artificielle. Il permet notamment de façon épatante de remplacer par exemple le visage d’une personne dans une vidéo par celui d’une autre personne. Des exemples avec Obama ou Poutine (mais c’est aussi utilisé pour le « revenge porn ») dans les 3 premières minutes du documentaire « Complément d’enquête » de France2 :

 

 

6e : 1h pour les convaincre de revenir au CDI

Depuis la réforme du collège, je n’ai plus d’heures fixes dans l’emploi du temps des élèves de 6e. Il a donc fallu revenir à une présentation du CDI, si possible en début d’année 😉 et sur le temps des cours des collègues. Cette séance doit donner un aperçu de ce qu’on trouve au CDI et de son fonctionnement, dans une forme pas trop rébarbative. En effet, c’est un peu notre test d’embauche auprès des nouveaux élèves : va-t-on les convaincre de revenir de leur plein gré ?

 

Modalités :

  • discipline : Lettres ou lors d’un cours du professeur-principal
  • niveau : 6e
  • effectif : demi-classe
  • durée : 55 min
  • lieu : CDI
  • matériel : Fiche CDI + 1 exemplaire de chaque type d’ouvrages présents au CDI (album, encyclopédie, atlas, romans, documentaire thématique)

Objectifs : A la fin de la séance, les élèves sont capables de :

  • expliciter le rôle et le fonctionnement du CDI
  • distinguer et définir 2 types de documents : fiction et documentaire

 

DÉROULEMENT : 

Partie 1 : Qu’est-ce que le CDI ? (15 min)

  • Se présenter en tant que professeur-documentaliste. Expliquer son rôle : gestion de la bibliothèque + enseignement de l’information (comment chercher, comment comprendre et comment transmettre l’information). Donner des exemples de séances qui se feront dans l’année ou dans la suite de la scolarité.
  • Demander ce que signifie CDI : centre de documentation et d’information.
  • Demander d’observer ce que l’on trouve au CDI : livres, ordinateurs, coussins, tables/chaises
  • Demander d’en déduire à quoi sert le CDI : faire des recherches, faire ses devoirs / travailler, lire / emprunter des livres, utiliser les ordinateurs
  • Demander d’en déduire les règles du CDI qui permettront à chacun de pouvoir faire les activités vues précédemment : être calme, parler bas, respecter les autres
  • Demander ou informer sur les modalités de venue au CDI : horaires, récréations, permanences, temps du midi

Partie 2 : que trouve-t-on au CDI ? (25 min)

  • Dire qu’à présent on va s’intéresser aux différentes ressources papier du CDI.
  • Présenter la feuille d’activité et demander ce que sont les mots-croisés et comment y joue-t-on : s’aider des définitions pour trouver les mots dont les lettres rempliront les cases. Attention à l’orthographe !
  • Indiquer que les élèves devront utiliser les panneaux signalétiques pour trouver les solutions. Il faut donc se déplacer dans le CDI pour les trouver. L’activité se fait seul ou à plusieurs. Donner un délai de 10 minutes et distribuer les feuilles.
  • Aider les élèves ayant des difficultés à réaliser le travail : quel type de livres connais-tu ? Trouve le panneau qui donne son emplacement. A quelle définition tu penses que cela correspond le mieux ? Est-ce que le nombre de lettres correspond aux nombres de cases ?…
  • Au bout de 10-15 minutes, faire revenir les élèves à leur table, même si le jeu n’est pas complété entièrement. Demander aux élèves de lire une définition et d’en donner la solution. Réécrire l’ensemble des solutions au tableau en 2 colonnes : documentaire / fiction (sans intitulé de colonne !). Pour les documents les moins connus, montrer et faire feuilleter un exemplaire en expliquant les caractéristiques (notamment pour les albums, les encyclopédies et les atlas).
  • Demander aux élèves de trouver les 2 mots mystères en reportant les lettres des cases chiffrées aux endroits dédiés. Faire lire la définition du premier mot mystère et la solution. L’écrire sur le tableau dans la colonne fiction. Procéder de même pour le deuxième mot : documentaire.
  • Demander une grande attention des élèves et expliquer que les deux mots mystères sont les plus importants de la séance : il faut savoir distinguer ce qui est inventé / faux (F comme fiction) de ce qui donne des connaissances vérifiées / vrai (AI comme documentaire). Les élèves encadrent, signalent les deux mots avec des cœurs, un panneau « attention ! »… Puis leur demander de répondre oralement tous ensemble aux prochaines questions une fois que le signal sera donné. « Je fais un exposé sur les dinosaures en SVT, quel type de livre je vais chercher ? » → DOCUMENTAIRE ; « j’ai envie de me détendre en lisant une histoire avec des licornes, quel type je vais emprunter ? » → FICTION

Partie 3 : comment trouve-t-on un livre au CDI ? (10 min)

  • Faire remarquer la signalétique murale « fiction » et « documentaire ». Les livres sont donc rangés à des endroits différents. Pour savoir comment ils le sont, faire lire la partie sur la cote, l’adresse du livre.
  • Pour vérifier que la cote est comprise, demander par quelle lettre commence la cote de cet album et quel type de livre est celui dont la cote commence par P. Puis en s’aidant de la signalétique murale, par quel chiffre commence les cotes d’un livre sur les jeux vidéos.
  • Expliquer que la cote est une adresse. Demander comment dans la vie courante se rend-on à un endroit qu’on ne connait pas déjà. Expliquer que esidoc est le GPS du CDI : il permet de donner la localisation des tous les ouvrages du CDI
  • A l’aide du vidéo-projecteur, montrer les étapes pour se connecter sur esidoc via l’ENT et comment chercher la cote d’un livre selon un titre suggéré par un élève. Ce dernier va chercher le livre.

Partie 4 : bilan (2 min)

  • Redemander la différence entre fiction et documentaire
  • Ramasser les feuilles marquées du nom des élèves. Leur redistribution ultérieurement est l’occasion de rappeler les notions de fiction et de documentaire.

Partie 5 : pour les groupes les plus rapides

  • temps de lecture libre sur le restant de l’heure

 

Document :

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BILAN :

La séance a été faite début octobre. Un certain nombre d’élèves étaient donc déjà venus au CDI et ont pu renseigner leurs camarades sur les horaires, les modalités d’accès, les règles… Les mots croisés et les mots-mystères ont été appréciés des élèves. Les premiers groupes de chaque classe ont donc fait la « pub » pour cette séance aux seconds groupes. A la suite de la séance, des élèves sont venus s’inscrire aux clubs (rapide évocation dans la partie 1). Donc, l’entretien s’est bien passé : ils reviendront !

Pour la partie théorique distinction documentaire/fiction, je n’ai pas encore redistribué les feuilles. Je verrai à ce moment-là ce qu’ils en auront retenu, et j’insisterai pour qu’il en retienne d’avantage ! ;D

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Séance EMI : Analyse d’une photographie de presse, avec Dysturb

août 2, 2019 2 commentaires

Modalités :

  • Contexte : classe médias
  • Nombre d’élèves : 16
  • Niveau : 6ème
  • Lieu : CDI (avec ordinateurs)
  • Durée : 2 x 55 min
  • Matériel : reproductions des photographies de presse Dysturb (un exemplaire de chaque sans légende, et un autre avec légende) et des dossiers associés + un padlet reprenant l’ensemble des photos et ouvert à l’écriture + un ordinateur par groupe
 

Objectifs :

  • Décrire la composition graphique d’une photographie
  • Identifier l’intention de l’auteur du document, l’expression d’un point de vue particulier
  • Identifier la complémentarité image/texte de légende

 

Pré-requis :

  • Qu’est-ce qu’une information ?

 

DÉROULÉ DE LA SÉANCE

  • Répartir les élèves par groupe de 3.
  • Introduction – 5 min :
    • Rappel : Quelles sont les différentes formes de l’information ? texte, image, son
    • Comment appelle-t-on le journaliste chargé de prendre des photos ? journaliste reporter-photographe
    • Annonce : rencontre prévue avec Pierre Terdjman, photo-journaliste et co-fondateur de Dysturb, une association promouvant la photographie de presse. But : étudier, élire et coller une (très grande) affiche représentant une photo de presse dans la cour du collège.
  • Activité : Etude d’une photographie de presse – 30min
    • Donner les consignes en montrant le document de travail : après avoir tiré au sort une photographie non-légendée (parmi celles proposées par Dysturb) par groupe, il est demandé de l’analyser : 1) ce que je vois, 2) ce que je ressens, 3) ce que j’interprète. Une fois les 3 premières parties complétées, la version de la photographie légendée sera donnée aux élèves pour remplir la dernière partie de la fiche d’analyse : 4) quelles informations me sont nécessaires pour comprendre ?.
    • Distribuer une image par groupe (sans légende) et une fiche d’analyse par élèves. Les mettre au travail.

Cliquer sur l’image pour télécharger la fiche d’analyse d’une photographie de presse au format .docx

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Semaine de la Presse : titres et groupes nominaux en 6e

Petit retour sur une séance effectuée lors de la semaine de la presse, en mars dernier, en collaboration avec la collègue de français.


Modalités :

  • Contexte : 1 heure de lettres
  • Nombre d’élèves : classe entière (24 élèves)
  • Niveau : 6ème
  • Lieu : salle de cours
  • Durée : 1 séances de 55 min
  • Matériel : photocopies d’une double page d’une magazine Okapi

Objectifs :

  • S’exprimer en groupes nominaux
  • Synthétiser une information en un titre
  • Distinguer titres informatifs et titres incitatifs


Pré-requis :

  • Etude des groupes nominaux en cours de lettres
  • Devoir : Découper et amener un article de journal ou magazine en classe

 

DÉROULÉ DE LA SÉANCE

  • Répartir les élèves par groupe de 4.
  • Introduction – 5 min :
    • Présentation de la semaine de la presse et des médias et des activités proposées au CDI sur ce thème
    • Série de questionnements sur le vocabulaire et les définition des médias
      • Qu’est-ce qu’un média ? un moyen de communication qui diffuse des informations à un large public
      • Quels sont les principaux types de médias ? presse, télévision, web, radio
      • Qu’appelle-t-on la presse ? journaux, magazine (car historiquement « presse à imprimer » pour déposer de l’encre sur les feuilles de papier)
    • Retour sur les pré-requis disciplinaires
      • Qu’est-ce qu’un groupe nominal ? un ensemble de mots regroupés autour d’un nom noyau
  • Activité : Un titre, à quoi ça sert ? – 5 min
    • A partir des articles amenés en classe :
      • De quoi se compose un article de presse ? une illustration (photo, dessin de presse), un titre, des paragraphes
      • Faire lire quelques titres et les réécrire en 2 colonnes non labellisées (titres informatifs, titres incitatifs). Demander aux élèves d’essayer de deviner la raison du classement. Expliquer : le titre informatif apporte l’essentiel de l’information alors que le titre incitatif attise la curiosité en taisant certaines informations. Labelliser les colonnes
  • Activité : Un titre pour chaque article – 30 min
    • A partir de la photocopie d’Okapi :
      • Demander aux élèves de choisir 2 ou 3 articles et d’en écrire les titres, incitatifs ou informatifs (15 min)
      • Mise en commun à l’oral : Chaque groupe propose un titre pour un article et indique s’il est incitatif ou informatif. Les autres groupes peuvent commenter ce titre et proposer le leur. 
      • En correction, au tableau, écrire les titres choisis et entre parenthèses incitatifs ou informatifs. Si aucun titre n’a été trouvé par un groupe pour un article, faire écrire le titre inscrit au tableau.
  • Conclusion – 5 min:
    • Il existe 2 types de titres : incitatifs et informatifs. Le but d’un titre est de donner envie de lire un article en entier (pour un complément d’information ou pour assouvir une curiosité).


Extrait du magazine Okapi, n°1083, du 1er février 2019 :

 

Bilan :

Cette séance a été faite avec deux classes. Dans la première version, nous avions demandé aux élèves de trouver l’ensemble des titres de la double page, mais aucun groupe n’y est parvenu. Dans la deuxième version, nous avons réduit à 3 titres par groupe. Cependant, les élèves prenaient beaucoup de temps à lire l’ensemble des articles avant de choisir sur lesquels ils allaient travailler. Résultat, certains groupes n’ont pu trouver que 2 titres. Du coup, pour une réédition, je pense qu’il faudrait limiter à une seule page d’articles (et non une double page). En effet, il reste important pour les élèves de lire l’ensemble des articles afin de nourrir la discussion sur les titres trouvés par leurs camarades.

Les titres les plus facilement trouvés ont été les titres informatifs.

 

Intégrer un éditeur en ligne de critique de lecture dans Esidoc (ou ailleurs !)

juillet 30, 2019 2 commentaires

L’année passée, deux classes de 6e ont été inscrites au Prix Tatoulu. Il s’agit de lire une sélection de 6 livres, d’échanger autour de ces lectures sous forme de débats, puis de voter individuellement pour un livre (celui qui  a le plus plu, celui qui a le plus suscité de questions…).

Dans ce contexte, nous avons voulu, avec ma collègue de lettres, faire rédiger de petites critiques de lecture aux élèves. Cet exercice permet de s’assurer que l’histoire est bien comprise (résumé), que les thèmes et les enjeux de l’histoire ont bien été identifiés, ainsi que d’expliciter les émotions que la lecture suscite. La critique permet également d’initier à l’argumentation (au programme officiel de 4e).

Devant l’hétérogénéité de niveau des élèves face à l’écrit, j’ai eu l’idée de m’inspirer de Data-Danse. Réalisée dans le cadre d’un partenariat entre huit acteurs, dont le Palais de Chaillot, le Centre National de la Danse et le ministère de la culture, Data-Danse est une plateforme numérique interactive qui aide les spectateurs à retranscrire ce qui a été observé et ressenti lors d’un spectacle de danse et à en formuler un avis grâce à un questionnaire guidé. Un article est rédigé automatiquement à partir des réponses. Cela permet aux élèves de dépasser le sentiment de n’avoir rien à dire et les difficultés à s’exprimer à l’écrit. Une fois que le problème de fonds est résolu, on pourra travailler celui de la forme dans un second temps.

 
C’est donc dans cette optique que j’ai codé un questionnaire guidé, inspiré de Data-Danse et intégré dans Esidoc, qui permet de générer facilement de courtes critiques de lecture.

Pour tester l’éditeur en ligne de critique de lecture, rendez-vous sur l’esidoc du collège.

Cliquez sur l’aperçu pour être redirigé sur l’esidoc du collège.

 
Il existe également une version papier.

Cliquez sur l’aperçu pour télécharger le questionnaire guidé au format docx.

 

Pour à votre tour, intégrer l’éditeur dans un site web ou votre portail documentaire, il vous faudra copier-coller l’ensemble du code ci-dessous. N’oubliez pas : le code est à coller dans l’éditeur HTML !
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Escape game en classe : pédagogie par l’énigme (infographie)

Cette année, via le PAF, j’ai effectué 4 sessions de formation intitulée « escape game en classe : pédagogie par l’énigme », deux dédiées spécifiquement aux professeurs-documentalistes et deux autres mêlant des publics plus variés (professeurs du secondaire en collège, en lycée et en BTS, de toutes les matières).

 

La formation dure 12h et comprend 4 temps :

  • 1ère demi-journée :
    • mise en situation en tant que joueur : 
      • test d’un escape game en situation réelle (Il faut sauver Brigitte Jones)
      • test d’un escape game virtuel
      • retour sur ces deux escape games : émotions ressenties, difficultés rencontrées
    • présentation théorique : définition, enjeux, méthode de création et outils de l’escape game pédagogique
  • 2ème demi-journée :
    • prise en main, pas à pas, des outils numériques utilisables pour un escape (création d’une copie de l’escape game virtuel vu précédemment)
  • 3ème demi-journée :
    • mise en situation en tant que créateur d’escape game :
      • réflexion et création d’un escape game à faire jouer au deuxième demi-groupe de la session
      • utilisation d’un forum sur M@gistere pour échanger et se répartir les différentes activités à réaliser pour la mise en place de l’escape game.
  • 4ème demi-journée :
    • mise en situation en tant que « game master » :
      • test des escape games créés sur les autres stagiaires de la session
      • retour sur les difficultés rencontrées lors de l’élaboration du jeu et en tant que « maître du jeu »
    • retour sur la formation

 

La partie théorique repose sur une infographie, réalisée avec Piktochart. Elle synthétise l’essentiel à retenir avant de se lancer dans l’élaboration d’un escape game pédagogique. Le site S’cape a été une véritable mine de ressources pour sa réalisation. #rendonsàCésarcequiestàCésar

  • Historique et définition
  • Contraintes scolaires
  • Pédagogie ludifiée
  • Plus-value pédagogique
  • Étapes de création
  • Pistes de scénarisation
  • Outils mobilisables
  • Coups de pouce
  • Mise en place

Voir aussi en ligne sur : https://create.piktochart.com/output/35299110-escape-game-en-classe-pedagogie-par-l-enigme

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Panorama des publications des professeurs-documentalistes sur le web : infographie des résultats de l’enquête

A la suite de l’appel à communication de l’APDEN pour le congrès national du 22 au 24 mars de Grenoble, je vous ai demandé de répondre à un questionnaire pour dresser le panorama des publications des professeurs-documentalistes sur le web. Merci à tou·te·s celles et ceux qui ont pris le temps d’y répondre !

Voici l’infographie détaillant les résultats obtenus. Et pour plus de précision, rendez-vous dimanche 24 mars, à 9h, dans la salle de conférence modulable !

infographie_prof-doc_vs_dame-du-cdi

Vous pouvez également voir l’infographie en mode présentation et avec interactivité (utile pour mieux voir les pourcentages) sur Piktochart.

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