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Posts Tagged ‘éducation aux médias’

Lanceur d’alerte : un escape game pédagogique virtuel en classe médias

Cette séance est née de la rencontre de deux défis :

 

Le résultat est un jeu d’évasion virtuel d’1h, sur le thème des lanceurs d’alerte. Réalisé avec une diapo Genial.ly, il suit un scénario convergent imbriqué comprenant quatre types d’énigmes (cf. typologie des énigmes de Scape) : énigme avec codage (codage par substitution), avec superposition (filtre coloré), avec observation (puzzle) et jeu de logique (message sibyllin). Lorsque le minuteur atteint zéro, le champ de validation du mot de passe disparaît, rendant impossible la poursuite du jeu.

scenario_diagramme

 

Objectifs :

  • Remobiliser les élèves (après 2 mois de confinement) 
    • par le jeu
    • par les interactions sociales (travail en groupe)
  • Réactiver des connaissances vues précédemment en cours
    • Utiliser le vocabulaire de l’article de presse
  • Aborder un nouveau thème
    • Sensibiliser au rôle des lanceurs d’alerte et des médias comme contre-pouvoir citoyen
    • Découvrir un scandale médiatique contemporain

 

Compétence : 

  • Identifier et nommer les différents éléments composant un article de presse

 

Modalités :

  • Encadrement : 2 professeurs de classe médias
  • Public : classe de 6e et 5e médias (soit 25 élèves potentiels, mais 10 réellement présents)
  • Outil : Classe virtuelle du CNED
  • Durée : 2h (avec les soucis de micros et de connexion, la séance a duré 2h30 !)
  • Matériel : ordinateurs (à privilégier aux appareils mobiles) avec connexion internet et micro/écouteurs ; compte Classe virtuelle du CNED ; diaporama de présentation ; déroulement de la séance (avec solutions) ; interface de jeu

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Classe médias confinée et continuité pédagogique

Après le 13 mars, ma collègue d’histoire-géo, Laura Mougel, et moi avons dû bouleverser le programme que l’on avait établi pour les classes médias de 6e et 5e. Dans le cadre de la continuité pédagogique, nous avons proposé aux élèves différentes activités.

 

  • Les quiz

On a tout d’abord proposé des quiz d’actualité en demandant aux élèves de rester informés, tout en leur rappelant quelques recommandations :

Pendant le confinement, reste informé !
Mais attention : trop d’informations est anxiogène. Cela veut dire que, dans les situations exceptionnelles, trop vouloir s’informer peut augmenter notre stress.
Ne regarde pas les chaînes d’information en continue, mais privilégie les sources que tes professeurs t’ont recommandées : 1jour1actuGivemefiveMonQuotidien
Ces quiz hebdomadaires ont été créés et diffusés avec l’outil « exercice et évaluation » de notre ENT ParisClasseNumerique. Dans chacun d’eux, on a varié le type de questions : vrai/faux, QCM, texte à trous, réponse ouverte. On a également essayé de faire plusieurs rubriques, dont une intitulée « bonnes nouvelles ! » (l’augmentation du nombre de rhinocéros gris ou la baisse de la pollution atmosphérique, par exemple) et « info/intox » dans laquelle il s’agissait d’effectuer des recherches pour valider ou non une information donnée (par exemple, le report des vacances d’été). On a voulu parler d’autres sujets que le covid-19, tels que les élections municipales ou le tremblement de terre en Croatie.
 
Le premier quiz a été rendu par les 3/4 des élèves, le second par la moitié. La plupart des « copies » comportaient peu d’erreurs. Notre but était de les aider à comprendre l’actualité, mais aussi de les tenir informés. Or avec ce système, il faut attendre que le délai pour rendre le quiz soit dépassé afin d’en distribuer la correction. L’actualité n’était donc plus vraiment d’actualité, une semaine après. Le retour était trop lointain et les discussions d’approfondissement impossibles. Bref, nous n’avons pas été convaincues.
 
 
  • Les témoignages

On a ensuite voulu rendre les élèves plus actifs, en leur proposant de réfléchir à l’actualité via son impact sur leur environnement proche. On s’est inspiré du fabuleux travail que fait la ZEP (zone d’expression prioritaire) et de leurs publications sur instagram. Les élèves devaient interroger un proche sur le confinement, après avoir choisi un axe parmi plusieurs proposés. Les 5e devaient en plus choisir une photographie libre de droit pour illustrer leur texte. Après 15 jours de délai, nous avons 8 retours (sur 24 élèves), que nous avons publié sur l’instagram de la classe médias. Nos élèves avaient commencé à s’exprimer sur leurs difficultés à s’organiser face à la charge de travail que l’équipe pédagogique demandait, mais aussi sur les difficultés techniques et matérielles qu’ils subissaient. Avec ma collègue, nous n’avons pas insisté pour le rendu du travail. 

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  • L’analyse de photo de presse

Dans la continuité, nous avons proposé une deuxième activité de ce type. Il s’agissait de choisir une photographie de presse qui selon l’élève symbolisait  au mieux le confinement, d’expliquer pourquoi et de l’analyser. L’identification de la source était également un travail. Cette fois-ci, nous n’avons eu que 4 retours… postés sur instagram également. Sur cette activité, on a pu plus facilement faire des retours pour que les élèves approfondissent leur analyse. Pour rendre moins chronophage cette activité et peut-être ainsi augmenter le nombre de participants, nous aurions pu proposer plusieurs photographies, tout en autorisant la possibilité d’en choisir une extérieure à la sélection.

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Sabina a choisi cette photographie de presse pour représenter le confinement. Source : cnews.fr Date : 01/04/2020 Photographe : Philippe Lopez Sur cette photographie, on peut voir les rues et un des principaux monuments de Paris, l’Arc de Triomphe, déserts. Cette photo représente le confinement car les gens ont peur de sortir de chez eux par peur d’attraper le COVID-19 ou de le propager. C’est comme si le coeur de Paris avait arrêté de battre : les musées, parcs, monuments sont fermés, les rues sont désertes. Je suis un peu choquée et dans l’incompréhension car je n’aurais jamais pensé voir un jour Paris vide comme ça. C’est une ville tellement « vivante » et peuplée que je n’aurais jamais pensé voir ça. #classemedias #collegegerardphilipeparis

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  • Des activités synchrones pour remotiver les troupes

Conscientes que nous perdions nos élèves, nous avons voulu tester une nouvelle stratégie. Comme les élèves ont du mal à s’organiser pour dégager du temps pour la classe médias (et on ne peut leur en vouloir !), nous avons réfléchi à des activités qui se feraient sur un créneau défini, plutôt court (moins d’une heure).

On a pensé à un escape game (article détaillé en préparation). Finalement, au vu des problèmes de connexion et de matériel, cela n’a pas été du tout une activité courte… On est parvenu cependant à mobiliser 12 élèves dont certains n’avaient jamais rendu de travail jusqu’à présent. Ils se sont tous montrés extrêmement motivés.

Avec le déconfinement, seule la moitié des élèves de 5e médias suivront en présentiel l’option. Pour l’instant, je n’ai pas réfléchi à ce que l’on y fera.

Pour le distanciel, et en attendant de créer un nouvel escape game, on a décidé de renouveler l’activité quiz, mais en la modifiant pour tenir compte de nos précédentes remarques. On compte faire des quiz kahoot d’une trentaine de minutes, en visio, sur un créneau fixe hebdomadaire. Nos élèves adorent ce type de quiz. Ils ont beaucoup apprécié le fait de pouvoir interagir avec le reste de la classe via la classe virtuelle. Et peut-être pourrions-nous demander aux volontaires, dans un second temps, de préparer chacun une question d’actualité que l’on compilerait pour le kahoot de la semaine ?

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Classe médias 5e : Photographie manipulée ? Comment le vérifier ?

octobre 24, 2019 2 commentaires

L’année dernière, en 6e, les élèves avaient dû évaluer la fiabilité d’une vidéo (celle de l’aigle kidnappeur) en cherchant puis recoupant des informations, après avoir formulé des critères de validation/vérification. Cette séance avait été beaucoup appréciée par les élèves (merci du partage, Raphaël Hérédia !). Elle était axée sur l’esprit critique face aux contenus faisant le buzz sur le web.

Cette année, dans la continuité, mais avec l’idée de leur fournir en plus des outils de vérification, j’ai voulu leur faire évaluer des photographies diffusées sur les réseaux sociaux, pour identifier et distinguer celle(s) qui aurai(en)t été manipulée(s) de celle(s) qui ne l’est (le sont) pas. C’est aussi important de montrer qu’il n’y a pas que des « fake » qui circulent sur le web…

 

Modalités :

  • discipline : option médias
  • niveau : 5e
  • effectif : 10 élèves
  • durée : 55 min x 3
  • lieu : CDI
  • matériel : 5 ordinateurs (avec accès aux réseaux sociaux Facbook, Twitter, Instagram), fiche de recherche, photographies imprimées, papier pour affiches, vidéo-projecteur

 

Objectifs : A la fin de la séance, les élèves sont capables de :

  • adopter une attitude critique et analytique vis à vis des photographies, notamment sur les réseaux sociaux
  • retrouver l’origine d’une photographie en utilisant les outils de recherche inversée et les méta-données
  • formuler des hypothèses sur l’objectif d’une publication d’une photographie manipulée

 

DÉROULEMENT : 

Partie 1 : Comment vérifier qu’une photographie a été / n’a pas été manipulée (15 min)

  • Expliquer le thème de la séquence : l’évaluation de la fiabilité d’une photographie utilisées sur les réseaux sociaux
  • Demander pourquoi évaluer une photographie issue d’un réseau social est plus nécessaire que si elle était issue d’un média traditionnel ? Sur le web, et notamment les réseaux sociaux, n’importe qui peut publier alors que dans les médias traditionnels, ce sont des journalistes, qui se sont engagés à respecter une déontologie, qui publient.
  • Demander aux élèves à quoi voit-on qu’une image a été manipulée et comment évaluer la fiabilité d’une photographie publiée sur les réseaux sociaux ? Ecrire au tableau les réponses. Compléter si besoin, notamment en présentant les outils de recherche d’image inversée Tineye et Google images avec une image test (ex: la photo du collège !).

Partie 2 : Mise en recherche (30 min + 15 min)

  • Distribuer la fiche de recherche, en expliquant l’ordre à suivre : remplir les cases de gauche à droite, de haut en bas (je précise, car certains groupes n’ont pas trouvé cela explicite)

Cliquez sur l’aperçu pour télécharger la grille au format docx

  • Aider les groupes si besoin, notamment sur l’identification de la plateforme de publication (Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat).

L’heure de cours étant terminée, la deuxième séance commence sur la poursuite des recherches par les élèves (compter 15 minutes supplémentaires, le temps de se remettre dans la tâche).

 

Partie 3 : Restitution (40 min)

  • Distribuer les feuilles A3 et faire réaliser les affiches. Il suffit de découper la grille pour constituer l’affiche. Si besoin redistribuer une grille vierge pour pouvoir la remplir au propre.

  • Chaque groupe passe à l’oral présenter son image, son analyse et sa conclusion : l’image a-t-elle été manipulée ? Si oui, comment et pourquoi ?
    • statue de la liberté vêtue d’une veste jaune → réelle, mais à Colmar (absence de précision dans la légende, est-ce une manipulation ?)
    • avion atterrissant presque sur la plage → réelle, voir Maho Beach
    • l’éléphant en feu en Amazonie → manipulée, détournement d’une photo indienne
    • la panthère sur le balcon → réelle, à Armentières
    • les singes de la forêt Amazonienne calcinée → manipulée, montage de 2 images asiatiques
  • Relever que manipuler des photos, même pour de bonnes intentions, dessert la cause. Majoritairement, les auteurs sur les réseaux sociaux utilisent des pseudos et sont donc difficilement identifiables.

 

Partie 4 : bilan (40 min →3eme séance)

  • Distribuer, faire lire et compléter la fiche bilan sur les 3 types de manipulation des photographies (falsification de la légende, manipulation par cadrage, ajout / suppression d’élément graphique) et sur les principales raisons de ces manipulations (esthétiques, humoristiques, buzz, propagande).
  • Faire lire l’infographie qui reprend les étapes de la première partie : comment débusquer les photographies manipulées.

Cliquez sur l’aperçu pour télécharger le bilan au format docx

  • Faire une démonstration de Forensically
    • à partir de l’image de démo fournie par l’outil
      • identifier les éléments d’images ayant été clonés
      • identifier les anomalies de compression jpeg (error level analysis)
      • identifier les différences (ajout/suppression graphiques) entre la photo et sa miniature (thumbnail)
    • à partir d’une image importée
      • afficher les méta-datas pour trouver les données de prise de vue : type d’appareil, géolocalisation, date et miniature
      • déduire de la comparaison photo / thumbnail qu’aucun élément graphique n’a semble-t-il été ajouté
      • dans un moteur de recherche d’image, entrer la requête « La Défense tentacule 2019 » pour trouver d’autres images semblables, mais sous d’autres angles de vue et en identifier le contexte (oeuvre d’art issue de l’exposition Les Extatiques)
  • Expliquer que la plupart des réseaux sociaux suppriment les méta-datas des photos importées : Instagram, Facebook
  • Pour finir, expliquer que les outils de recherche inversée peuvent s’appliquer également sur des captures de vidéo et qu’il faut souvent croiser les recherches/outils pour obtenir des résultats. Vidéo-projeter la vidéo des Observateurs de France 24 comme exemple.

 

BILAN:

Je voulais que les élèves travaillent sur des photos réellement publiées sur les réseaux sociaux. Cependant, sur ces derniers, les méta-données (dont la géolocalisation) sont effacées. C’est pourquoi la partie avec Forensically n’est pas faite par les élèves dans la 2e partie de la séquence. De plus, pour Snapchat, j’ai dû recréer un snap à partir d’une vidéo d’un véritable snap postée sur Twitter. En effet, sur Snapchat, les images et les vidéos sont éphémères et il est donc très difficile d’y avoir accès si on ne fait pas partie du réseau (et qu’on cherche 3 semaines après l’événement !).

Autre problème : la photo avec les singes est déjà analysée sur AFP factuel. En faisant une recherche en image inversée, le binôme qui s’occupait de cette photo est tombé dessus. Ils ont tout de même voulu faire la démarche de recherche par eux-mêmes en suivant les étapes de vérification. Il semble que depuis, les images du site de l’AFP ne soient plus accessibles. Il est donc plus dur de tomber sur l’article, sauf en tapant les mots clés dans l’onglet texte, et non photo. Il pourrait donc être pertinent de changer de photo à analyser. Si vous en connaissez une avec un montage photo, publiée sur facebook, mais qui n’a pas été « fact checkée » publiquement, je suis preneuse !

La panthère étant une actualité de la rentrée, j’ai demandé aux élèves qui savaient avec certitude si l’une des photos était vraie ou fausse de ne pas le dire à l’ensemble du groupe et de choisir une autre photo à analyser, au risque sinon de s’ennuyer ferme les 3 prochaines heures ! Au final, seule une élève la connaissait.

La difficulté de cette séquence est plus grande que pour l’aigle kidnappeur car il est demandé aux élèves de faire toutes les étapes de vérification pour une photo et non de se les répartir entre les différents groupes de façon collaborative. Il y a donc plus de temps de recherche, d’autant plus que les élèves essaient parfois désespéramment d’identifier l’auteur, alors que celui-ci est sous pseudo. Il faut alors leur dire de marquer « inconnue » dans le champ identité et de passer à la question suivante.

Les élèves ont eu des difficultés à remplir la partie identifiant le type de manipulation dont il s’agissait, le cas échéant. Il faudrait donc reformuler les options pour en faciliter la compréhension. Des suggestions ?

La grille à découper est idéale pour « gagner du temps » : pas de lignes à tracer au crayon pour écrire droit par exemple ! Cependant, il faut prévoir de faire une photocopie avant la découpe, sinon les élèves perdent la trace écrite de la séance.

Quant aux hypothèses, elles ne sont qu’hypothèses. Les formuler est l’occasion de réfléchir aux objectifs de l’information/désinformation et donc d’alerter sur le type de manipulation de l’information (en général). l’exemple de la propagande historique est assez marquante sur ce point.

Les élèves ont adoré l’outil Forensically. Ils ont notamment été surpris que tant d’informations (meta-datas) soient disponibles sur les photos. Ils ont été rassurés d’apprendre que la publication sur les réseaux sociaux les supprimait, mais un peu moins de savoir que les serveurs les conservaient tout de même à des fins statistiques en interne, même si ces données n’étaient pas accessibles en externe.

Pour finir cette séquence, une ouverture sur le phénomène du deep fake pourrait être envisagée. Ce trucage réalisé à partir d’images de synthèse s’appuie sur l’intelligence artificielle. Il permet notamment de façon épatante de remplacer par exemple le visage d’une personne dans une vidéo par celui d’une autre personne. Une explication par LeMonde :

 

Séance EMI : Analyse d’une photographie de presse, avec Dysturb

août 2, 2019 2 commentaires

Modalités :

  • Contexte : classe médias
  • Nombre d’élèves : 16
  • Niveau : 6ème
  • Lieu : CDI (avec ordinateurs)
  • Durée : 2 x 55 min
  • Matériel : reproductions des photographies de presse Dysturb (un exemplaire de chaque sans légende, et un autre avec légende) et des dossiers associés + un padlet reprenant l’ensemble des photos et ouvert à l’écriture + un ordinateur par groupe
 

Objectifs :

  • Décrire la composition graphique d’une photographie
  • Identifier l’intention de l’auteur du document, l’expression d’un point de vue particulier
  • Identifier la complémentarité image/texte de légende

 

Pré-requis :

  • Qu’est-ce qu’une information ?

 

DÉROULÉ DE LA SÉANCE

  • Répartir les élèves par groupe de 3.
  • Introduction – 5 min :
    • Rappel : Quelles sont les différentes formes de l’information ? texte, image, son
    • Comment appelle-t-on le journaliste chargé de prendre des photos ? journaliste reporter-photographe
    • Annonce : rencontre prévue avec Pierre Terdjman, photo-journaliste et co-fondateur de Dysturb, une association promouvant la photographie de presse. But : étudier, élire et coller une (très grande) affiche représentant une photo de presse dans la cour du collège.
  • Activité : Etude d’une photographie de presse – 30min
    • Donner les consignes en montrant le document de travail : après avoir tiré au sort une photographie non-légendée (parmi celles proposées par Dysturb) par groupe, il est demandé de l’analyser : 1) ce que je vois, 2) ce que je ressens, 3) ce que j’interprète. Une fois les 3 premières parties complétées, la version de la photographie légendée sera donnée aux élèves pour remplir la dernière partie de la fiche d’analyse : 4) quelles informations me sont nécessaires pour comprendre ?.
    • Distribuer une image par groupe (sans légende) et une fiche d’analyse par élèves. Les mettre au travail.

Cliquer sur l’image pour télécharger la fiche d’analyse d’une photographie de presse au format .docx

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Semaine de la Presse : titres et groupes nominaux en 6e

Petit retour sur une séance effectuée lors de la semaine de la presse, en mars dernier, en collaboration avec la collègue de français.


Modalités :

  • Contexte : 1 heure de lettres
  • Nombre d’élèves : classe entière (24 élèves)
  • Niveau : 6ème
  • Lieu : salle de cours
  • Durée : 1 séances de 55 min
  • Matériel : photocopies d’une double page d’une magazine Okapi

Objectifs :

  • S’exprimer en groupes nominaux
  • Synthétiser une information en un titre
  • Distinguer titres informatifs et titres incitatifs


Pré-requis :

  • Etude des groupes nominaux en cours de lettres
  • Devoir : Découper et amener un article de journal ou magazine en classe

 

DÉROULÉ DE LA SÉANCE

  • Répartir les élèves par groupe de 4.
  • Introduction – 5 min :
    • Présentation de la semaine de la presse et des médias et des activités proposées au CDI sur ce thème
    • Série de questionnements sur le vocabulaire et les définition des médias
      • Qu’est-ce qu’un média ? un moyen de communication qui diffuse des informations à un large public
      • Quels sont les principaux types de médias ? presse, télévision, web, radio
      • Qu’appelle-t-on la presse ? journaux, magazine (car historiquement « presse à imprimer » pour déposer de l’encre sur les feuilles de papier)
    • Retour sur les pré-requis disciplinaires
      • Qu’est-ce qu’un groupe nominal ? un ensemble de mots regroupés autour d’un nom noyau
  • Activité : Un titre, à quoi ça sert ? – 5 min
    • A partir des articles amenés en classe :
      • De quoi se compose un article de presse ? une illustration (photo, dessin de presse), un titre, des paragraphes
      • Faire lire quelques titres et les réécrire en 2 colonnes non labellisées (titres informatifs, titres incitatifs). Demander aux élèves d’essayer de deviner la raison du classement. Expliquer : le titre informatif apporte l’essentiel de l’information alors que le titre incitatif attise la curiosité en taisant certaines informations. Labelliser les colonnes
  • Activité : Un titre pour chaque article – 30 min
    • A partir de la photocopie d’Okapi :
      • Demander aux élèves de choisir 2 ou 3 articles et d’en écrire les titres, incitatifs ou informatifs (15 min)
      • Mise en commun à l’oral : Chaque groupe propose un titre pour un article et indique s’il est incitatif ou informatif. Les autres groupes peuvent commenter ce titre et proposer le leur. 
      • En correction, au tableau, écrire les titres choisis et entre parenthèses incitatifs ou informatifs. Si aucun titre n’a été trouvé par un groupe pour un article, faire écrire le titre inscrit au tableau.
  • Conclusion – 5 min:
    • Il existe 2 types de titres : incitatifs et informatifs. Le but d’un titre est de donner envie de lire un article en entier (pour un complément d’information ou pour assouvir une curiosité).


Extrait du magazine Okapi, n°1083, du 1er février 2019 :

 

Bilan :

Cette séance a été faite avec deux classes. Dans la première version, nous avions demandé aux élèves de trouver l’ensemble des titres de la double page, mais aucun groupe n’y est parvenu. Dans la deuxième version, nous avons réduit à 3 titres par groupe. Cependant, les élèves prenaient beaucoup de temps à lire l’ensemble des articles avant de choisir sur lesquels ils allaient travailler. Résultat, certains groupes n’ont pu trouver que 2 titres. Du coup, pour une réédition, je pense qu’il faudrait limiter à une seule page d’articles (et non une double page). En effet, il reste important pour les élèves de lire l’ensemble des articles afin de nourrir la discussion sur les titres trouvés par leurs camarades.

Les titres les plus facilement trouvés ont été les titres informatifs.

 

Escape game EMI : Il faut sauver la journaliste Brigitte Jones

décembre 25, 2018 1 commentaire

Pour les membres du Club Des Infospecteurs, voici une nouvelle mission mettant à l’épreuve leurs connaissances et compétences en éducation aux médias et à l’information :

Brigitte Jones, journaliste gaffeuse, a oublié ses affaires au CDI. Le rédac-chef l’a prévenue : si dans 45 minutes, l’article qu’elle devait écrire ne lui a pas été soumis, elle sera renvoyée. Bref, elle mobilise les apprentis journalistes pour la sauver !

Modalités :

L’escape game est non-linéaire : il est constitué de 3 sous-missions indépendantes mais convergentes.

 

Pré-requis :

  • connaître la définition de média et être capable de les identifier parmi d’autres moyens de communication
  • connaître ce qu’est une information d’actualité et être capable de la distinguer de la rumeur, de l’avis personnel et de la publicité
  • connaître des repères temporels relatifs sur les différents médias (cf. séance Timeline des médias)
  • connaître le vocabulaire spécifique de la structure d’un article de presse et être capable d’en identifier les éléments (titre, chapô, légende).
  • connaître les règles de rédaction d’un article de presse (pyramide inversée : de l’essentiel aux détails) et être capable d’organiser un article dans le respect de celles-ci.

 

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La semaine de la presse organisée par la classe médias

Cette année, Laura Mougel, professeur d’histoire-géographie, et moi-même avons proposé aux élèves de la classe médias (6e) d’organiser la semaine de la presse au collège !

Après avoir rapidement présenté la SPME comme étant une semaine dédiée à la sensibilisation des élèves à l’information afin de développer l’envie de suivre l’actualité et comprendre le système médiatique, un brainstorming a été lancé pour réfléchir aux activités qui pourraient remplir ces deux missions et toucher le plus de collégiens durant la semaine.

 

Au final, 3 activités ont été proposées :

  • Revue de presse radiophonique pendant la récréation

Deux élèves ont écrit une trame à compléter chaque jour en fonction des actualités. Il s’agissait de présenter par binôme 3 gros titres issus de la presse du jour (accessible via lirelactu.fr) au micro, lors de la récréation de l’après-midi. La trame était donnée lors de la récréation du matin. Un point prévisions météo concluait l’intervention.

A télécharger : Trame de la revue de presse radiophonique

Bilan :  Cette activité a fait son petit effet ! A la première intervention, toute la cour s’est arrêtée, essayant de comprendre de quoi il s’agissait. En fonction de leur localisation (cour ou bâtiment) et de l’assurance de la voix des journalistes, le propos était plus ou moins audible. Dans tous les cas, ce fut l’activité qui a le plus plu aux collègues professeurs ! Certains nous demandant s’il n’était pas possible de le faire chaque jour (chaque semaine ?). Côté coulisse, ça demande de « sacrifier » les récréations. En effet, pour que l’activité ait du sens pour tout le monde, il faut s’assurer que les gros titres soient compris. Du coup, toute la récréation du matin, dédiée au travail préparatoire, servait cet objectif, et lors de la récréation de l’après-midi il fallait accompagner les élèves au micro, car « il est hors de question qu’ils y aillent seuls »… On a ainsi détourné le dispositif « alerte attentat » en donnant une portée pédagogique à cette installation 😛

 

  • Quiz kahoot

Deux élèves ont créé un QCM sur les médias et l’information. Après validation, ils l’ont mis en forme sur kahoot, un site web qui permet de rendre très dynamique les participants d’un quiz. Le jour J, lors de la récréation, le CDI a été « privatisé » pour les seuls participants du quiz (une trentaine), répartis par groupe de 2 à 3, avec chacun une tablette (celles du CDI) ou un ordinateur. Les deux organisateurs, depuis mon ordinateur, ont géré le défilement des questions. Les gagnants ont reçu un magazine au choix (parmi ceux du kiosque presse).

A découvrir (nécessite un compte Kahoot pour lancer le jeu) : version 1 proposée lors de la SPME / version 2 proposée lors de la visite des CM2

Bilan : On a été un peu pressées par le temps et on ne s’est pas montrées très exigeantes sur le choix des questions et des réponses. Du coup, ces dernières se sont trouvées être trop faciles, voire peu pertinentes, à notre goût (de profs), mais ont énormément plu aux élèves qui n’ont pas cessé de demander tout le reste de la semaine « on refait le kahoot ? ». Pour la présentation de la classe média lors de la visite des CM2, on a retravaillé le quiz.

 

  • Concours sur l’actualité

Enfin, deux autres élèves se sont chargées de créer un questionnaire sur l’actualité de septembre à mars, sous forme de QCM papier. Les élèves avaient toute la semaine pour glisser leur bulletin complété dans l’urne décorée pour l’occasion. A la fin de la semaine, les deux organisatrices ont corrigé les bulletins et ont offert aux 14 gagnants qui avaient fait un sans faute un magazine de leur choix, parmi ceux du kiosque presse.

A télécharger : le questionnaire (imprimé deux pages en une, donc au format A5 après passage au massicot)

Bilan : Au total, le concours a réuni 25 participants dont 13 gagnants. La grande partie des élèves étaient de niveau 6e, ceux-là mêmes qui fréquentent assidûment le CDI.

 

Et pour permettre à tout le monde de connaître les différentes activités lors de la SPME, d’autres élèves ont créé des affiches avec Piktochart. Elles ont été placardées dans la vitrine du CDI, dans le préau et la salle de permanence. Une version numérique a été mise en ligne sur le site du collège.

 

BILAN :

Il est vrai que ma collègue et moi avons (un peu) orienté les élèves lors du brainstorming afin qu’ils soumettent ce type d’activités. Cependant, on les a laissés libres dans la réalisation ou le choix des questions/sujets à traiter.

J’ai pour ma part beaucoup aimé cette activité, car je trouve qu’elle permet aux élèves de la classe médias de devenir des ambassadeurs. Or on parviendra plus facilement à faire réfléchir les enfants sur ce que sont les médias et l’information, si ce sont leurs camarades qui les interrogent ! Bref, je pense que c’est une séance à refaire l’année prochaine et effectivement on réfléchit comment on pourrait faire un point actu radio hebdomadaire.

 

La classe médias a également eu la chance de participer à l’émission « rue des écoles » sur France culture, le dimanche, veille de la SPME. Merci encore à notre marraine Louise Tourret pour cette année !

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