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Posts Tagged ‘éducation aux médias’

Séquence classe médias 6e : fiabilité de l’information sur internet

Avec ma collègue Laura Mougel, nous avons organisé plusieurs séances autour de la fiabilité de l’information sur internet. En voici les principales séances.

Séance : circulation des rumeurs sur les réseaux sociaux (1h)

Objectif : analyser les modalités de diffusion d’une rumeur sur les réseaux sociaux

Déroulement : Cette séance s’appuie sur le diaporama, réalisé par ma collègue L. Mougel, sur la rumeur du report des vacances d’été 2020.

  • Présentation de 2 posts sur le même sujet. Répondre aux questions :
    • Qu’est-ce qui est annoncé ? (voir diapo 2 pour une lecture plus facile) → rumeur
    • Qui est l’auteur des posts et de quand datent-ils ?
    • Quelle est la source de cette info ?
    • Comment l’info est-elle présentée ?
    • Que signifient les petites icônes en bas des posts et à quoi incitent-elles ?
    • Quels sont les émoticônes possibles ? Que signifient-ils ?
  • Commenter les réponses aux tweets
    • Que savons-nous / que déduisons-nous des auteurs ?
    • Quelle réaction est associée à chaque tweet ?
    • L’information a-t-elle beaucoup circulé ? Sur quels réseaux sociaux ?
    • Est-ce qu’un des tweets donne des infos supplémentaires sur l’info ? Qui valide ou non l’info ?
    • Alors pourquoi les internautes partagent-ils leurs réactions ?
    • Qu’en déduit-on sur le fonctionnement des Réseaux sociaux ? → Interactions pour esprit de groupe
  • Conséquences :
    • Qu’est-ce qui est annoncé ? → démenti
    • Comparez les dates ? Comment expliquer cette répétition ?
    • Comment peut-on mettre fin à une rumeur ? → rumeur s’arrête quand on arrête de la diffuser
    • Comment qualifie-t-on ce type de post ? Viral / buzz
  • Conclusion
    • Comment peut-on réagir ? → vérifier la fiabilité en se posant des questions et en recoupant les informations

Bilan : il s’agit ici d’analyser ce qui fait qu’une rumeur se propage sur les réseaux sociaux et non d’évaluer la fiabilité de l’information. Les élèves savent de suite qu’il s’agit d’une rumeur : les vacances de l’année passée n’ont pas été reportées. On essaie de caractériser ici la rumeur sur les réseaux sociaux par sa vitesse et sa facilité de propagation, à l’inverse du démenti.

Séance : rôle des émotions sur les réseaux sociaux (1h30)

Objectif : comprendre le rôle des émotions dans la diffusion sur les réseaux sociaux

Cette séance a été imaginée à la suite de l’assassinat de Samuel Paty. Elle s’appuie sur un extrait d’article expliquant le rôle des réseaux sociaux dans l’attentat.

Déroulement :

  • Questionner les élèves sur ce qu’ils savent sur le meurtre de l’enseignant S. Paty.
  • Distribuer l’extrait de l’article « Lynchage de Samuel Paty sur les réseaux sociaux : comment réguler les algorithmes de haine », écrit par Nathalie Devillier et publié sur The Conversation. Lecture du document à voix haute et explication du vocabulaire. Attribuer à chaque groupe un numéro de paragraphe à synthétiser. Mise en commun de l’essentiel.
    • paragraphe 1 : Les faits ont été faussés et des vidéos mensongères ont circulé. Les vidéos ont été signalées mais les sites (Facebook, Twitter) n’ont pas réagi.
    • paragraphe 2 : Les réseaux sociaux incitent à poster son humeur sans réfléchir. C’est souvent la colère qui est à l’origine de rumeurs, d’accusations. Ils sont les plus partagés.
    • paragraphe 3 : Les plateformes utilisent les désaccords pour augmenter le temps d’utilisation de leurs produits. C’est ce qui génère leurs profits.
    • paragraphe 4 : Vérifier l’information demande de l’effort de la part des internautes : il faut lire l’article en entier avant de partager ou donner son opinion.
  • Distribution de l’infographie bilan sur l’utilisation des réseaux sociaux, à compléter collectivement.
Correction de l’infographie de synthèse sur les réseaux sociaux (à télécharger ci-dessous)

Bilan : Cette séance a lieu alors que les élèves ont déjà échanger sur l’attentat avec l’équipe pédagogique. Pour traiter le sujet sans que cela soit redondant, nous avons choisi l’approche via les réseaux sociaux.

Il est intéressant de faire remarquer que les interactions de partage et de like sont plus facilement accessibles (clic direct) que celles de bloquage et de signalement (au moins 2 clics) !

Séance : fiabilité des sites web : de l’importance de la rubrique « A propos » (1h)

Objectif : évaluer la fiabilité d’un site web

Déroulement : reprise de la séance Déclic critique sur le crocodile des égouts de Paris, proposée par le CLEMI

Bilan : s’il reste du temps, on peut demander aux élèves de trouver d’autres sites parodiques et leur média d’inspiration : Figaro & Le Gorafi, Sud Presse & Nord-presse

Séance : fact-checking à partir d’une vidéo YouTube (2h)

Objectif : évaluer la fiabilité d’une information en croisant les sources

Déroulement : Inspirée de la séance de chasse au canular collaborative, partagée par Raphael Heredia (académie de Besançon)

  • visionnage de la vidéo de l’aigle kidnappeur (video youtube)
  • identification du document collectivement (date, lieu, source)
  • brainstorming sur les indices permettant de vérifier l’information et la façon de chercher à y répondre, par groupe de 4, puis collectivement :
    • quel était le temps à cette date et à cet endroit ? → site météo du jour et jours précédents, à Montréal
    • Y a-t-il des aigles à cet endroit, à cette date ? → carte de la répartition des aigles dans le monde, en fonction des saisons
    • Est-ce qu’un aigle peut emporter un enfant ? → comparer le poids d’un enfant par rapport à celui des proies habituelles d’un aigle
    • Est-ce un montage vidéo ? → lecture à vitesse ralentie pour déceler les bugs potentiels (cf. paramétrage de la vitesse directement dans le lecteur YouTube)
  • répartition des thèmes par groupe de 2
  • mise en recherche (FICHE)
  • synthèse par groupe de 4, puis collectivement
  • cliquer sur “plus” de la présentation de la vidéo pour en afficher la description complète. Le fake est révélé.
  • bilan : Quelles sont les étapes pour vérifier et valider l’information ?
    • identifier l’auteur et la nature du document
    • Relever les éléments de l’information qui peuvent être vérifiés par des recherches croisées
    • Faire des recherches pour comparer les informations
    • Valider ou non l’information donnée
  • Présentation de quelques outils de fact checking : decodex (le monde), vrai ou fake (france info)

Séance bilan : fiabilité de l’information sur internet (2h)

Objectif : créer des ressources synthétisant les étapes de l’évaluation de la fiabilité sur internet

Déroulement :

  • Faire réfléchir sur le bilan des séances précédentes : qu’a-t-on appris ?
  • présentation de l’activité et de ses objectifs : réaliser une méthodologie pour évaluer la fiabilité de l’information à partager avec les autres élèves
  • Réflexion sur la forme de la diffusion : affiche au collège, instagram de la classe médias, lien sur l’ENT
  • En groupe (15 min) :
    • Distribution de deux publications (fiche bilan) (+ vidéoprojection en couleur)
    • A partir de ce que vous avez vu dans les séances précédentes et des questions soulevées par ces posts, lister les étapes à suivre pour évaluer une information diffusée sur les réseaux sociaux
  • Mise en commun par vidéoprojection, sous forme d’arbre décisionnel, réalisé avec Lucidchart (30 min)
    • impression et distribution
  • Mise en forme du bilan : posts instagram (via Canva), chatbot dans PCN, affiches papier
    • Répartition des groupes selon les types de production
    • Distribution des tutoriels pour les ressources numériques
    • Mise en activité
  • Communication des ressources créées

Liens vers le schéma décisionnel réalisé avec Lucidchart.com, le chatbot réalisé avec Landbot.io, les modèles canva.com pour réaliser les posts instagram (modèle 1 et modèle 2)

Bilan : cette séance de bilan demande un gros travail de préparation en amont :

  • brouillon du schéma décisionnel : pour orienter les élèves si besoin et s’assurer que rien ne soit oublié
  • création d’un compte élève canva en amont (le compte professeur est gratuit avec l’adresse académique) et création de modèles à modifier sur canva (en fonction du brouillon du schéma décisionnel) pour privilégier l’attention des élèves sur le fonds, plus que sur la forme
  • création d’un compte landbot pour le chatbot. Attention, au bout de 100 discussions/mois, le service en version freemium ne fonctionne plus. Communiquer très largement dessus risque donc d’être contre-productif.

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Séquence classe médias 6e : les images dans les médias

Avec ma collègue Laura Mougel, nous avons organisé plusieurs séances autour du rôle des images dans les médias. En voici les principales séances.

Séance : analyse d’une photographie de presse, avec l’exposition Visa pour l’image

Objectif : analyser une photographie de presse en vue d’interpréter l’intention de l’auteur

Cette séance s’appuie sur l’exposition annuelle Visa pour l’image, dont une sélection de clichés est reproduite en grand format, en accès libre et à ciel ouvert, autour de la grande halle de la Villette. Pour être menée à bien, elle nécessite un travail de contextualisation en amont : les professeurs se rendent sur place, photographient les panneaux pour en permettre la vidéoprojection en classe plus tard et élaborent un document synthétisant les contextes de prise de vue à l’aide des dossiers explicatifs du site de Visa pour l’Image.

Exemple de contextualisation synthétique

Les élèves choisissent en binôme la photographie qu’ils veulent analyser et remplissent individuellement la fiche élève (reprise de la séance avec Dysturb) : « ce que je vois », « ce que je ressens », « comment j’interprète ». Quand les 3 premières parties sont complétées, les professeurs distribuent les éléments de contexte permettant de répondre à la partie 4 : « ce dont j’ai besoin pour comprendre ».

Aperçu de la fiche élève, à télécharger ci-dessous.

En classe, pour effectuer le retour sur la sortie :

  • Ecrire au tableau : en quoi la composition de l’image aide-t-elle à faire passer le message du photographe ?
  • Vidéoprojection des photographies de l’exposition.
    Intervention tour à tour de chaque binôme : présentation de la photo de presse choisie et étudiée lors de la sortie, en répondant à la question

Bilan : Cette sortie est prévue en septembre-octobre : c’est la première de l’année. Elle a l’avantage d’être à l’extérieur, ce qui facilite son organisation en temps de pandémie. Sans élément de contextualisation, il est parfois très compliqué de comprendre la démarche des photographes. Pendant le retour sur la sortie, il faut insister pour que les élèves ne lisent par leur feuille, mais la synthétisent, ce qui permet de meilleures interactions avec le reste de la classe.

Séance : les image d’information dans la presse (infographie)

Objectif : caractériser les différentes images utilisées dans la presse écrite et en expliquer les enjeux.

  • Constituer des îlots de 4 élèves
  • Ecrire au tableau, en 3 colonnes : Quels sont les différents types d’image ? / A quoi servent les images ? / Quelles informations accompagnent obligatoirement les images dans un article ?
  • Distribuer dans chaque îlot des journaux et magazines que les élèves sont invités à consulter et découper pour répondre aux 3 questions.
  • Faire une mise en commun, en affichant les exemples d’image découpés au tableau et en les légendant.
  • Distribuer la fiche élève et les vignettes à découper et placer sur l’infographie.
    Faire une mise en commun/correction avant d’inviter les élèves à coller les vignettes.
Aperçu de la fiche élève et de correction, à télécharger ci-dessous

Bilan : La forme de l’infographie est peut-être à retravailler. En effet, je voulais que les élèves la construise le plus possible pour qu’elle soit plus facilement retenue, mais choisir à la fois le pictogramme et la légende s’est révélé ardu. C’est pourquoi, je propose ici la séance en 2 étapes : d’abord réfléchir aux idées (en s’aidant des exemples des journaux), puis aux icônes à associer aux idées.
Il manque également dans cette infographie les images autres que d’information (notamment les publicités) et les images animées (vidéos) pouvant être utilisées par les autres médias. On peut faire réfléchir les élèves sur ces manques et ainsi aborder la complémentarité et le financement des médias.

Séance : Biais de l’image : manipulation du cadrage et du point de vue

Objectif : exercer l’esprit critique sur les photographies

A partir d’un diaporama vidéoprojeté permettant d’accompagner collectivement les élèves dans l’analyse de photographies de presse, ils complètent individuellement une fiche permettant de distinguer 3 types de biais/manipulations d’image liés au cadrage et au point de vue.

Par la suite, les élèves, répartis en 3 groupes, sont invités à réaliser eux-mêmes une série de clichés mettant en scène une même situation pouvant être interprétée différemment selon le choix de cadrage et de point de vue.

Pour finir, chaque groupe présente à l’oral ses photos (révision du vocabulaire de l’analyse d’une photographie : plan, cadrage, angle de vue), tandis que les autres élèves verbalisent leur interprétation et le type de biais utilisé. S’en suit une réflexion sur la nécessité d’exercer son esprit critique sur les images (photographies, vidéos…).

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Séquence 5e : Askip, des stories anachroniques autour de tableaux de portrait de famille

Cette séquence clôt le chapitre sur le thème « avec autrui : famille, amis, réseaux », initié par ma collègue de lettres, Jeannick Prunier, avec des élèves de 5e. Nos objectifs étaient de réutiliser le vocabulaire des liens relationnels, vérifier la maîtrise du conditionnel et réfléchir aux usages des réseaux sociaux. Pour cela, nous avons imaginé la création de stories (messages éphémères sur les réseaux sociaux) à partir de portraits picturaux de famille. Afin de se conformer à l’esprit réseaux sociaux, nous voulions utiliser l’humour en s’appuyant sur l’anachronisme, notamment langagier, avec l’utilisation de l’expression actuelle « askip » (pour « à ce qu’il paraît » + conditionnel). J’y ai ajouté des compétences EMI liées à la recherche d’information, notamment via la recherche inversée d’image.

Les productions finales sont mises en ligne sur la page dédiée au projet, sur esidoc. Je vous recommande particulièrement de jeter un œil aux portraits de Marie-Antoinette et ses enfants, d’Elisabeth Vigée Le Brun, Le Nouveau Né, de Georges de la Tour, American Gothic, de Grant Wood et la famille de l’artiste, d’Otto Dix.

Modèle de production finale attendue

Avec ma collègue, nous avons tout d’abord sélectionné sur un padlet des représentations artistiques de familles. Cette sélection a depuis été restreinte, car plusieurs représentations ne permettaient pas d’identifier précisément l’auteur via une recherche inversée, étape nécessaire pour citer les sources. Certains élèves ont eu beaucoup de mal à se décider pour l’un ou l’autre des portraits. Peut-être qu’un panel moins fourni permettrait aux élèves de consacrer plus de temps à l’élaboration de la production.

Les stories ont été mises en page avec le site Canva.com. Il est possible de se créer gratuitement un compte education avec l’adresse académique. Cela permet de créer des espaces de classe, dédié à chaque projet, dans lequel partager des modèles, ainsi que de récupérer les créations des élèves et les corriger/partager simplement. Avec le compte education, les éléments premium sont accessibles gratuitement.

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Classe médias : L’information est-elle neutre ? Mise en pressepective avec Le Drenche !

Vous connaissez Le DRENCHE ? Il s’agit d’un média qui se veut « contre les idées reçues, pour une opinion éclairée ». Son nom a été construit à partir de la combinaison des lettres formant les mots DRoite-cENtre-gauCHE. Fondé en 2015, d’abord numérique puis proposant une version papier distribuée gratuitement dans les universités, ce magazine aborde les points d’actualité sous l’angle du débat d’opinion, sans parti pris. Après avoir expliqué les principaux termes et le contexte, il confronte les arguments de deux experts (pro et anti) sur un sujet, permettant ainsi au lecteur de se forger et justifier sa propre opinion. Le journal Ouest-France en est devenu récemment le principal partenaire-actionnaire.

Le Drenche publie régulièrement des « mises en PRESSEpective » : des infographies qui reprennent les titres d’articles issus de divers médias pour donner à voir les différences de traitement d’un même sujet. Celle sur Greta Thunberg est particulièrement représentative :

 

C’est à la suite de cette infographie que j’ai contacté les membres du Drenche pour leur demander si une intervention en classe médias pouvait s’envisager. Antoine Dujardin, cofondateur du journal, a répondu favorablement. Merci à lui !

 

Modalités :

  • discipline : EMI (classe médias)
  • niveau : 5e
  • durée : 55 minutes
  • matériel : 1 tableau de classement vierge et 8 languettes-articles par groupe + une version géante (A3) à afficher sur la tableau magnétique pour la mise en commun

 

Cliquez sur l’aperçu pour télécharger le tableau de classement et les bandelettes-articles (docx)

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Lanceur d’alerte : un escape game pédagogique virtuel en classe médias

Cette séance est née de la rencontre de deux défis :

Le résultat est un jeu d’évasion virtuel d’1h, sur le thème des lanceurs d’alerte. Réalisé avec une diapo Genial.ly, il suit un scénario convergent imbriqué comprenant quatre types d’énigmes (cf. typologie des énigmes de Scape) : énigme avec codage (codage par substitution), avec superposition (filtre coloré), avec observation (puzzle) et jeu de logique (message sibyllin). Lorsque le minuteur atteint zéro, le champ de validation du mot de passe disparaît, rendant impossible la poursuite du jeu.

scenario_diagramme

Objectifs :

  • Remobiliser les élèves (après 2 mois de confinement) 
    • par le jeu
    • par les interactions sociales (travail en groupe)
  • Réactiver des connaissances vues précédemment en cours
    • Utiliser le vocabulaire de l’article de presse
  • Aborder un nouveau thème
    • Sensibiliser au rôle des lanceurs d’alerte et des médias comme contre-pouvoir citoyen
    • Découvrir un scandale médiatique contemporain

Compétence : 

  • Identifier et nommer les différents éléments composant un article de presse

Modalités :

  • Encadrement : 2 professeurs de classe médias
  • Public : classe de 6e et 5e médias (soit 25 élèves potentiels, mais 10 réellement présents)
  • Outil : Classe virtuelle du CNED
  • Durée : 2h (avec les soucis de micros et de connexion, la séance a duré 2h30 !)
  • Matériel : ordinateurs (à privilégier aux appareils mobiles) avec connexion internet et micro/écouteurs ; compte Classe virtuelle du CNED ; diaporama de présentation ; déroulement de la séance (avec solutions) ; interface de jeu

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Classe médias confinée et continuité pédagogique

Après le 13 mars, ma collègue d’histoire-géo, Laura Mougel, et moi avons dû bouleverser le programme que l’on avait établi pour les classes médias de 6e et 5e. Dans le cadre de la continuité pédagogique, nous avons proposé aux élèves différentes activités.

 

  • Les quiz

On a tout d’abord proposé des quiz d’actualité en demandant aux élèves de rester informés, tout en leur rappelant quelques recommandations :

Pendant le confinement, reste informé !
Mais attention : trop d’informations est anxiogène. Cela veut dire que, dans les situations exceptionnelles, trop vouloir s’informer peut augmenter notre stress.
Ne regarde pas les chaînes d’information en continue, mais privilégie les sources que tes professeurs t’ont recommandées : 1jour1actuGivemefiveMonQuotidien
Ces quiz hebdomadaires ont été créés et diffusés avec l’outil « exercice et évaluation » de notre ENT ParisClasseNumerique. Dans chacun d’eux, on a varié le type de questions : vrai/faux, QCM, texte à trous, réponse ouverte. On a également essayé de faire plusieurs rubriques, dont une intitulée « bonnes nouvelles ! » (l’augmentation du nombre de rhinocéros gris ou la baisse de la pollution atmosphérique, par exemple) et « info/intox » dans laquelle il s’agissait d’effectuer des recherches pour valider ou non une information donnée (par exemple, le report des vacances d’été). On a voulu parler d’autres sujets que le covid-19, tels que les élections municipales ou le tremblement de terre en Croatie.
 
Le premier quiz a été rendu par les 3/4 des élèves, le second par la moitié. La plupart des « copies » comportaient peu d’erreurs. Notre but était de les aider à comprendre l’actualité, mais aussi de les tenir informés. Or avec ce système, il faut attendre que le délai pour rendre le quiz soit dépassé afin d’en distribuer la correction. L’actualité n’était donc plus vraiment d’actualité, une semaine après. Le retour était trop lointain et les discussions d’approfondissement impossibles. Bref, nous n’avons pas été convaincues.
 
 
  • Les témoignages

On a ensuite voulu rendre les élèves plus actifs, en leur proposant de réfléchir à l’actualité via son impact sur leur environnement proche. On s’est inspiré du fabuleux travail que fait la ZEP (zone d’expression prioritaire) et de leurs publications sur instagram. Les élèves devaient interroger un proche sur le confinement, après avoir choisi un axe parmi plusieurs proposés. Les 5e devaient en plus choisir une photographie libre de droit pour illustrer leur texte. Après 15 jours de délai, nous avons 8 retours (sur 24 élèves), que nous avons publié sur l’instagram de la classe médias. Nos élèves avaient commencé à s’exprimer sur leurs difficultés à s’organiser face à la charge de travail que l’équipe pédagogique demandait, mais aussi sur les difficultés techniques et matérielles qu’ils subissaient. Avec ma collègue, nous n’avons pas insisté pour le rendu du travail. 

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  • L’analyse de photo de presse

Dans la continuité, nous avons proposé une deuxième activité de ce type. Il s’agissait de choisir une photographie de presse qui selon l’élève symbolisait  au mieux le confinement, d’expliquer pourquoi et de l’analyser. L’identification de la source était également un travail. Cette fois-ci, nous n’avons eu que 4 retours… postés sur instagram également. Sur cette activité, on a pu plus facilement faire des retours pour que les élèves approfondissent leur analyse. Pour rendre moins chronophage cette activité et peut-être ainsi augmenter le nombre de participants, nous aurions pu proposer plusieurs photographies, tout en autorisant la possibilité d’en choisir une extérieure à la sélection.

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  • Des activités synchrones pour remotiver les troupes

Conscientes que nous perdions nos élèves, nous avons voulu tester une nouvelle stratégie. Comme les élèves ont du mal à s’organiser pour dégager du temps pour la classe médias (et on ne peut leur en vouloir !), nous avons réfléchi à des activités qui se feraient sur un créneau défini, plutôt court (moins d’une heure).

On a pensé à un escape game virtuel. Finalement, au vu des problèmes de connexion et de matériel, cela n’a pas été du tout une activité courte… On est parvenu cependant à mobiliser 10 élèves dont certains n’avaient jamais rendu de travail jusqu’à présent. Ils se sont tous montrés extrêmement motivés.

Avec le déconfinement, seule la moitié des élèves de 5e médias suivront en présentiel l’option. Pour l’instant, je n’ai pas réfléchi à ce que l’on y fera.

Pour le distanciel, et en attendant de créer un nouvel escape game, on a décidé de renouveler l’activité quiz, mais en la modifiant pour tenir compte de nos précédentes remarques. On compte faire des quiz kahoot d’une trentaine de minutes, en visio, sur un créneau fixe hebdomadaire. Nos élèves adorent ce type de quiz. Ils ont beaucoup apprécié le fait de pouvoir interagir avec le reste de la classe via la classe virtuelle. Et peut-être pourrions-nous demander aux volontaires, dans un second temps, de préparer chacun une question d’actualité que l’on compilerait pour le kahoot de la semaine ?

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Classe médias 5e : Photographie manipulée ? Comment le vérifier ?

octobre 24, 2019 2 commentaires

L’année dernière, en 6e, les élèves avaient dû évaluer la fiabilité d’une vidéo (celle de l’aigle kidnappeur) en cherchant puis recoupant des informations, après avoir formulé des critères de validation/vérification. Cette séance avait été beaucoup appréciée par les élèves (merci du partage, Raphaël Hérédia !). Elle était axée sur l’esprit critique face aux contenus faisant le buzz sur le web.

Cette année, dans la continuité, mais avec l’idée de leur fournir en plus des outils de vérification, j’ai voulu leur faire évaluer des photographies diffusées sur les réseaux sociaux, pour identifier et distinguer celle(s) qui aurai(en)t été manipulée(s) de celle(s) qui ne l’est (le sont) pas. C’est aussi important de montrer qu’il n’y a pas que des « fake » qui circulent sur le web…

Modalités :

  • discipline : option médias
  • niveau : 5e
  • effectif : 10 élèves
  • durée : 55 min x 3
  • lieu : CDI
  • matériel : 5 ordinateurs (avec accès aux réseaux sociaux Facbook, Twitter, Instagram), fiche de recherche, photographies imprimées, papier pour affiches, vidéo-projecteur

Objectifs : A la fin de la séance, les élèves sont capables de :

  • adopter une attitude critique et analytique vis à vis des photographies, notamment sur les réseaux sociaux
  • retrouver l’origine d’une photographie en utilisant les outils de recherche inversée et les méta-données
  • formuler des hypothèses sur l’objectif d’une publication d’une photographie manipulée

DÉROULEMENT : 

Partie 1 : Comment vérifier qu’une photographie a été / n’a pas été manipulée (15 min)

  • Expliquer le thème de la séquence : l’évaluation de la fiabilité d’une photographie utilisées sur les réseaux sociaux
  • Demander pourquoi évaluer une photographie issue d’un réseau social est plus nécessaire que si elle était issue d’un média traditionnel ? Sur le web, et notamment les réseaux sociaux, n’importe qui peut publier alors que dans les médias traditionnels, ce sont des journalistes, qui se sont engagés à respecter une déontologie, qui publient.
  • Demander aux élèves à quoi voit-on qu’une image a été manipulée et comment évaluer la fiabilité d’une photographie publiée sur les réseaux sociaux ? Ecrire au tableau les réponses. Compléter si besoin, notamment en présentant les outils de recherche d’image inversée Tineye et Google images avec une image test (ex: la photo du collège !).

Partie 2 : Mise en recherche (30 min + 15 min)

  • Distribuer la fiche de recherche, en expliquant l’ordre à suivre : remplir les cases de gauche à droite, de haut en bas (je précise, car certains groupes n’ont pas trouvé cela explicite)

Cliquez sur l’aperçu pour télécharger la grille au format docx

  • Aider les groupes si besoin, notamment sur l’identification de la plateforme de publication (Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat).

L’heure de cours étant terminée, la deuxième séance commence sur la poursuite des recherches par les élèves (compter 15 minutes supplémentaires, le temps de se remettre dans la tâche).

Partie 3 : Restitution (40 min)

  • Distribuer les feuilles A3 et faire réaliser les affiches. Il suffit de découper la grille pour constituer l’affiche. Si besoin redistribuer une grille vierge pour pouvoir la remplir au propre.

  • Chaque groupe passe à l’oral présenter son image, son analyse et sa conclusion : l’image a-t-elle été manipulée ? Si oui, comment et pourquoi ?
    • statue de la liberté vêtue d’une veste jaune → réelle, mais à Colmar (absence de précision dans la légende, est-ce une manipulation ?)
    • avion atterrissant presque sur la plage → réelle, voir Maho Beach
    • l’éléphant en feu en Amazonie → manipulée, détournement d’une photo indienne
    • la panthère sur le balcon → réelle, à Armentières
    • les singes de la forêt Amazonienne calcinée → manipulée, montage de 2 images asiatiques
  • Relever que manipuler des photos, même pour de bonnes intentions, dessert la cause. Majoritairement, les auteurs sur les réseaux sociaux utilisent des pseudos et sont donc difficilement identifiables.

Partie 4 : bilan (40 min →3eme séance)

  • Distribuer, faire lire et compléter la fiche bilan sur les 3 types de manipulation des photographies (falsification de la légende, manipulation par cadrage, ajout / suppression d’élément graphique) et sur les principales raisons de ces manipulations (esthétiques, humoristiques, buzz, propagande).
  • Faire lire l’infographie qui reprend les étapes de la première partie : comment débusquer les photographies manipulées.

Cliquez sur l’aperçu pour télécharger le bilan au format docx

  • Faire une démonstration de Forensically
    • à partir de l’image de démo fournie par l’outil
      • identifier les éléments d’images ayant été clonés
      • identifier les anomalies de compression jpeg (error level analysis)
      • identifier les différences (ajout/suppression graphiques) entre la photo et sa miniature (thumbnail)
    • à partir d’une image importée
      • afficher les méta-datas pour trouver les données de prise de vue : type d’appareil, géolocalisation, date et miniature
      • déduire de la comparaison photo / thumbnail qu’aucun élément graphique n’a semble-t-il été ajouté
      • dans un moteur de recherche d’image, entrer la requête « La Défense tentacule 2019 » pour trouver d’autres images semblables, mais sous d’autres angles de vue et en identifier le contexte (oeuvre d’art issue de l’exposition Les Extatiques)
  • Expliquer que la plupart des réseaux sociaux suppriment les méta-datas des photos importées : Instagram, Facebook
  • Pour finir, expliquer que les outils de recherche inversée peuvent s’appliquer également sur des captures de vidéo et qu’il faut souvent croiser les recherches/outils pour obtenir des résultats. Vidéo-projeter la vidéo des Observateurs de France 24 comme exemple.

BILAN:

Je voulais que les élèves travaillent sur des photos réellement publiées sur les réseaux sociaux. Cependant, sur ces derniers, les méta-données (dont la géolocalisation) sont effacées. C’est pourquoi la partie avec Forensically n’est pas faite par les élèves dans la 2e partie de la séquence. De plus, pour Snapchat, j’ai dû recréer un snap à partir d’une vidéo d’un véritable snap postée sur Twitter. En effet, sur Snapchat, les images et les vidéos sont éphémères et il est donc très difficile d’y avoir accès si on ne fait pas partie du réseau (et qu’on cherche 3 semaines après l’événement !).

Autre problème : la photo avec les singes est déjà analysée sur AFP factuel. En faisant une recherche en image inversée, le binôme qui s’occupait de cette photo est tombé dessus. Ils ont tout de même voulu faire la démarche de recherche par eux-mêmes en suivant les étapes de vérification. Il semble que depuis, les images du site de l’AFP ne soient plus accessibles. Il est donc plus dur de tomber sur l’article, sauf en tapant les mots clés dans l’onglet texte, et non photo. Il pourrait donc être pertinent de changer de photo à analyser. Si vous en connaissez une avec un montage photo, publiée sur facebook, mais qui n’a pas été « fact checkée » publiquement, je suis preneuse !

La panthère étant une actualité de la rentrée, j’ai demandé aux élèves qui savaient avec certitude si l’une des photos était vraie ou fausse de ne pas le dire à l’ensemble du groupe et de choisir une autre photo à analyser, au risque sinon de s’ennuyer ferme les 3 prochaines heures ! Au final, seule une élève la connaissait.

La difficulté de cette séquence est plus grande que pour l’aigle kidnappeur car il est demandé aux élèves de faire toutes les étapes de vérification pour une photo et non de se les répartir entre les différents groupes de façon collaborative. Il y a donc plus de temps de recherche, d’autant plus que les élèves essaient parfois désespéramment d’identifier l’auteur, alors que celui-ci est sous pseudo. Il faut alors leur dire de marquer « inconnue » dans le champ identité et de passer à la question suivante.

Les élèves ont eu des difficultés à remplir la partie identifiant le type de manipulation dont il s’agissait, le cas échéant. Il faudrait donc reformuler les options pour en faciliter la compréhension. Des suggestions ?

La grille à découper est idéale pour « gagner du temps » : pas de lignes à tracer au crayon pour écrire droit par exemple ! Cependant, il faut prévoir de faire une photocopie avant la découpe, sinon les élèves perdent la trace écrite de la séance.

Quant aux hypothèses, elles ne sont qu’hypothèses. Les formuler est l’occasion de réfléchir aux objectifs de l’information/désinformation et donc d’alerter sur le type de manipulation de l’information (en général). l’exemple de la propagande historique est assez marquante sur ce point.

Les élèves ont adoré l’outil Forensically. Ils ont notamment été surpris que tant d’informations (meta-datas) soient disponibles sur les photos. Ils ont été rassurés d’apprendre que la publication sur les réseaux sociaux les supprimait, mais un peu moins de savoir que les serveurs les conservaient tout de même à des fins statistiques en interne, même si ces données n’étaient pas accessibles en externe.

Pour finir cette séquence, une ouverture sur le phénomène du deep fake pourrait être envisagée. Ce trucage réalisé à partir d’images de synthèse s’appuie sur l’intelligence artificielle. Il permet notamment de façon épatante de remplacer par exemple le visage d’une personne dans une vidéo par celui d’une autre personne. Une explication par LeMonde :

Séance EMI : Analyse d’une photographie de presse, avec Dysturb

août 2, 2019 4 commentaires

Modalités :

  • Contexte : classe médias
  • Nombre d’élèves : 16
  • Niveau : 6ème
  • Lieu : CDI (avec ordinateurs)
  • Durée : 2 x 55 min
  • Matériel : reproductions des photographies de presse Dysturb (un exemplaire de chaque sans légende, et un autre avec légende) et des dossiers associés + un padlet reprenant l’ensemble des photos et ouvert à l’écriture + un ordinateur par groupe
 

Objectifs :

  • Décrire la composition graphique d’une photographie
  • Identifier l’intention de l’auteur du document, l’expression d’un point de vue particulier
  • Identifier la complémentarité image/texte de légende

 

Pré-requis :

  • Qu’est-ce qu’une information ?

 

DÉROULÉ DE LA SÉANCE

  • Répartir les élèves par groupe de 3.
  • Introduction – 5 min :
    • Rappel : Quelles sont les différentes formes de l’information ? texte, image, son
    • Comment appelle-t-on le journaliste chargé de prendre des photos ? journaliste reporter-photographe
    • Annonce : rencontre prévue avec Pierre Terdjman, photo-journaliste et co-fondateur de Dysturb, une association promouvant la photographie de presse. But : étudier, élire et coller une (très grande) affiche représentant une photo de presse dans la cour du collège.
  • Activité : Etude d’une photographie de presse – 30min
    • Donner les consignes en montrant le document de travail : après avoir tiré au sort une photographie non-légendée (parmi celles proposées par Dysturb) par groupe, il est demandé de l’analyser : 1) ce que je vois, 2) ce que je ressens, 3) ce que j’interprète. Une fois les 3 premières parties complétées, la version de la photographie légendée sera donnée aux élèves pour remplir la dernière partie de la fiche d’analyse : 4) quelles informations me sont nécessaires pour comprendre ?.
    • Distribuer une image par groupe (sans légende) et une fiche d’analyse par élèves. Les mettre au travail.

Cliquer sur l’image pour télécharger la fiche d’analyse d’une photographie de presse au format .docx

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Semaine de la Presse : titres et groupes nominaux en 6e

Petit retour sur une séance effectuée lors de la semaine de la presse, en mars dernier, en collaboration avec la collègue de français.


Modalités :

  • Contexte : 1 heure de lettres
  • Nombre d’élèves : classe entière (24 élèves)
  • Niveau : 6ème
  • Lieu : salle de cours
  • Durée : 1 séances de 55 min
  • Matériel : photocopies d’une double page d’une magazine Okapi

Objectifs :

  • S’exprimer en groupes nominaux
  • Synthétiser une information en un titre
  • Distinguer titres informatifs et titres incitatifs


Pré-requis :

  • Etude des groupes nominaux en cours de lettres
  • Devoir : Découper et amener un article de journal ou magazine en classe

 

DÉROULÉ DE LA SÉANCE

  • Répartir les élèves par groupe de 4.
  • Introduction – 5 min :
    • Présentation de la semaine de la presse et des médias et des activités proposées au CDI sur ce thème
    • Série de questionnements sur le vocabulaire et les définition des médias
      • Qu’est-ce qu’un média ? un moyen de communication qui diffuse des informations à un large public
      • Quels sont les principaux types de médias ? presse, télévision, web, radio
      • Qu’appelle-t-on la presse ? journaux, magazine (car historiquement « presse à imprimer » pour déposer de l’encre sur les feuilles de papier)
    • Retour sur les pré-requis disciplinaires
      • Qu’est-ce qu’un groupe nominal ? un ensemble de mots regroupés autour d’un nom noyau
  • Activité : Un titre, à quoi ça sert ? – 5 min
    • A partir des articles amenés en classe :
      • De quoi se compose un article de presse ? une illustration (photo, dessin de presse), un titre, des paragraphes
      • Faire lire quelques titres et les réécrire en 2 colonnes non labellisées (titres informatifs, titres incitatifs). Demander aux élèves d’essayer de deviner la raison du classement. Expliquer : le titre informatif apporte l’essentiel de l’information alors que le titre incitatif attise la curiosité en taisant certaines informations. Labelliser les colonnes
  • Activité : Un titre pour chaque article – 30 min
    • A partir de la photocopie d’Okapi :
      • Demander aux élèves de choisir 2 ou 3 articles et d’en écrire les titres, incitatifs ou informatifs (15 min)
      • Mise en commun à l’oral : Chaque groupe propose un titre pour un article et indique s’il est incitatif ou informatif. Les autres groupes peuvent commenter ce titre et proposer le leur. 
      • En correction, au tableau, écrire les titres choisis et entre parenthèses incitatifs ou informatifs. Si aucun titre n’a été trouvé par un groupe pour un article, faire écrire le titre inscrit au tableau.
  • Conclusion – 5 min:
    • Il existe 2 types de titres : incitatifs et informatifs. Le but d’un titre est de donner envie de lire un article en entier (pour un complément d’information ou pour assouvir une curiosité).


Extrait du magazine Okapi, n°1083, du 1er février 2019 :

 

Bilan :

Cette séance a été faite avec deux classes. Dans la première version, nous avions demandé aux élèves de trouver l’ensemble des titres de la double page, mais aucun groupe n’y est parvenu. Dans la deuxième version, nous avons réduit à 3 titres par groupe. Cependant, les élèves prenaient beaucoup de temps à lire l’ensemble des articles avant de choisir sur lesquels ils allaient travailler. Résultat, certains groupes n’ont pu trouver que 2 titres. Du coup, pour une réédition, je pense qu’il faudrait limiter à une seule page d’articles (et non une double page). En effet, il reste important pour les élèves de lire l’ensemble des articles afin de nourrir la discussion sur les titres trouvés par leurs camarades.

Les titres les plus facilement trouvés ont été les titres informatifs.

 

Escape game EMI : Il faut sauver la journaliste Brigitte Jones

décembre 25, 2018 1 commentaire

Pour les membres du Club Des Infospecteurs, voici une nouvelle mission mettant à l’épreuve leurs connaissances et compétences en éducation aux médias et à l’information :

Brigitte Jones, journaliste gaffeuse, a oublié ses affaires au CDI. Le rédac-chef l’a prévenue : si dans 45 minutes, l’article qu’elle devait écrire ne lui a pas été soumis, elle sera renvoyée. Bref, elle mobilise les apprentis journalistes pour la sauver !

Modalités :

L’escape game est non-linéaire : il est constitué de 3 sous-missions indépendantes mais convergentes.

Pré-requis :

  • connaître la définition de média et être capable de les identifier parmi d’autres moyens de communication
  • connaître ce qu’est une information d’actualité et être capable de la distinguer de la rumeur, de l’avis personnel et de la publicité
  • connaître des repères temporels relatifs sur les différents médias (cf. séance Timeline des médias)
  • connaître le vocabulaire spécifique de la structure d’un article de presse et être capable d’en identifier les éléments (titre, chapô, légende).
  • connaître les règles de rédaction d’un article de presse (pyramide inversée : de l’essentiel aux détails) et être capable d’organiser un article dans le respect de celles-ci.

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