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Posts Tagged ‘vocabulaire’

Wiki : définition et enjeux

Un wiki est un outil d’écriture collaborative en ligne : il permet des interactions entre usagers et contenus Il est intégré dans une page Web classique.


La lecture et l’écriture du wiki peuvent :

  • être ouvertes à tous : les visiteurs anonymes sont cependant identifiés automatiquement par leur adresse IP.
    Ex : Wikipédia
  • être soumises à inscription (qui, elle, est ouverte à tous) : n’importe quel utilisateur ayant un compte peut alors modifier le contenu.
    Ex : les contributeurs zélés de Wikipédia
  • n’être autorisées qu’aux seuls « invités » : l’administrateur envoie un mail-invitation aux collaborateurs.
    Ex : Google Document



Les avantages sont de deux ordres :

  1. celui de l’intelligence collective : la synergie créée par la collaboration des membres d’une communauté fait émerger des facultés de représentation, de création et d’apprentissage supérieures à celles des individus isolés. (Wikipédia)
    Autrement dit, on obtient de meilleurs résultats si on y travaille à plusieurs.
  2. celui du gain de temps et de performance : le wiki évite l’envoi de mails multiples pour diffuser les modifications et les nouvelles sauvegardes. Il permet ainsi d’être sûr que tous les collaborateurs aient accès à la dernière version en cours. Toutes les étapes de création sont enregistrées pour permettre un suivi des modifications.

Comparaison du travail collaboratif avec et sans wiki, sur Zoho.com

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Agrégateur de flux RSS : comparatif de Netvibes et Google Reader

Les agrégateurs de flux sont des outils qui permettent de rassembler et d’organiser des flux RSS de sources différentes afin d’en faciliter la consultation rapide. Ils font partie intégrante de la veille informationnelle.

Voici un tableau comparatif de deux de ces agrégateurs : Netvibes et Google Reader.

Netvibes

Google Reader

Caractéristiques générales de l’affichage

– Interface visuellement agréable et personnalisable facilement

– Organisation des flux sous forme d’onglets

– Affichage des flux sous forme de modules (un « widget » par flux RSS) ou de liste

– Configuration facile des options d’affichage des flux dans chaque module

– Sous forme de liste, affichage de l’ensemble de tous les flux, de l’ensemble des flux d’un onglet ou d’un flux en particulier

Consultation du contenu du flux (élément développé et non simple titre) sans quitter l’agrégateur
– Interface sobre et fonctionnelle, non personnalisable

– Organisation des flux en dossier

– Affichage en une seule liste de l’ensemble de tous les flux, de l’ensemble des flux d’un dossier, ou d’un flux en particulier

Consultation du contenu du flux (élément développé et non simple titre) sans quitter l’agrégateur

– Possibilité le régler le degré d’antériorité des éléments à afficher (un jour, une semaine ou deux semaines).

Points forts

– Possibilité de marquer les éléments « à lire plus tard » pour les espaces privés

– Possibilité d’ajouter des modules pratiques (post-it, sites, photo, calculette, agenda…)

« Dashboards » privés et publics

Importation et exportation d’un ensemble de flux à partir/vers d’autres agrégateurs (format OPML).
Liste de suivi des éléments intéressants pour en faciliter la relecture

– Ajout de tags aux éléments des flux pour les retrouver aisément

– Ajout de notes (commentaire) aux éléments des flux

Statistiques de lecture des flux qui permettent d’affiner la veille et d’afficher les éléments selon le « tri magique » (en fonction des statistiques de lecture personnelles et des recommandations des autres utilisateurs)

Partage aisé des éléments de flux (sous forme de liste de partage ou via les réseaux sociaux et le social bookmarking) et abonnement aux flux partagés d’autres utilisateurs.

Importation et exportation d’un ensemble de flux à partir/vers d’autres agrégateurs (format OPML)

Points faibles

La consultation devient ardue  s’il y a trop d’onglets ou de flux par onglets Interface peu séduisante.

Conseils

Limiter le nombre de modules d’un onglet afin d’avoir une vue globale de l’ensemble de ce dernier sans avoir recours à la molette.

Ne pas surcharger d’onglets (pas plus d’une ligne) 

=> Idéal pour une première approche de la veille par flux RSS et pour une communication « grand public »
Pour utilisateurs avancés ou pour un usage avancé

=> Idéal pour la gestion d’un nombre très important de flux et de thématiques différentes, et pour la veille de groupe.

Tutoriels

sur Youtube

sur Youtube

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Notions juridiques rattachées au droit d’auteur

La question du droit d’auteur est soulevée de deux façons dans le processus de recherche :

  1. au cours de la recherche pour confronter et enrichir les sources par l’exploitation de travaux dont le chercheur n’est pas l’auteur,
  2. à la fin de la recherche lors de la publication des résultats.


Voici un petit rappel des notions juridiques qui sont alors en jeu :

  • Copyright: vise à protéger l’oeuvre. C’est un « droit exclusif que détient un auteur ou son représentant d’exploiter pendant une durée déterminée une oeuvre littéraire ou artistique » (Médiadix). Il nécessite un dépôt. => préserve droits de l’ayant droit, de l’investisseur (pas de droits moraux).

  • Droit d’auteur : vise à protéger l’auteur et son œuvre. Il comprend des droits moraux inaliénables et imprescriptibles (paternité, divulgation, respect de l’intégrité, retrait) et des droits patrimoniaux portant sur l’exploitation de l’oeuvre soumis à une durée limitée et pouvant être cessibles (représentation, reproduction, suite). Ne nécessite pas de dépôt. => préserve droits de l’auteur.

  • Licence : donne un droit d’usage selon des conditions déterminées. => préserve droits des usagers.

Exemples de licences :

Copyleft : « l’auteur d’un travail soumis au droit d’auteur donne la possibilité à un utilisateur de copier, d’utiliser, d’étudier, de modifier et de distribuer son œuvre à sa guise, dans la mesure où ces possibilités restent préservées pour les autres. » (Wikipedia)

Licence Creative Commons : protection régissant les conditions de réutilisation et de distribution à partir d’une combinaison binaire de critères : commercial/non commercial (NC ou ) ; modifiable/non modifiable (ND ou ) ; créations dérivées à partager selon la même licence (SA ou ) / licence au choix du créateur final. A cela s’ajoute la mention de paternité obligatoire (BY ou ou )


  • Domaine public : regroupe les biens intellectuels qui ne sont plus protégés (sauf droit moral), au terme d’un certain délai, par les diverses lois liées au droit de la propriété intellectuelle. Il permet l’accès public, la réutilisation, y compris marchande, sans demander d’autorisation, dans le respect du « droit moral ».




Comment les reconnaître ?

Si aucune mention n’est faite (ou « tous droits réservés »), le contenu est sous droit d’auteur. Ce dernier contrôle l’accès et la diffusion de son oeuvre. Sa réutilisation doit être soumise à son approbation préalable. Cependant l’auteur ne peut s’opposer au droit de courte citation dans la mesure où les sources sont explicitement indiquées et que l’usage a un caractère « critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information » (Art. L 122-5 du Code de la propriété intellectuelle).

Le copyright, quant à lui, est désigné par ©.

Les licences Creatives Commons se reconnaissent par leurs sigles composés :

ou CC – BY => Attribution

(donc possibilité de modifier, commercialiser et/ou changer la licence du produit réutilisé)

ou CC – BY – NC => Attribution, Non commercial

(donc possibilité de modifier et/ou changer la licence du produit réutilisé)

ou CC – BY – NC – ND => Attribution, Non commercial, Pas de modification

(donc possibilité de changer la licence du produit réutilisé)

ou CC – BY – NC – SA => Attribution, Non commercial, Partage selon licence identique

(donc possibilité de modifier le produit réutilisé)

ou CC – BY – SA => Attribution, Partage selon licence identique. Correspond également au Copyleft, symbolisé par le symbole du copyright retourné .

(donc possibilité de modifier et/ou de commercialiser le produit réutilisé)

ou CC – BY – ND => Attribution, Pas de modification

(donc possibilité de commercialiser et/ou changer la licence du produit réutilisé)

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Libre accès

Le libre accès désigne la « libre disponibilité en ligne de contenus numériques, qui peuvent eux-mêmes être soit libres (Creative commons, etc.), soit sous un des régimes de propriété intellectuelle » (Wikipedia).

L’OAI(Open Archives Initiative), un projet international initié par des chercheurs et visant à faciliter l’échange et la valorisation d’archives numériques en libre accès, préconise deux stratégies :

  1. l’auto-archivage
  2. la publication en revue à libre accès.


1. L’auto-archivage

Effectué par l’auteur lui-même, il concerne les publications en pré-print (brouillons/versions initiales de l’auteur avant examen par un comité de lecture) et post-print (versions de l’auteur après examen par un comité de lecture ; peuvent différer de la version finale éditée dans une revue).

Il comprend :

  • la publication sur un site personnel : celui de l’auteur-chercheur.
  • la publication sur un site institutionnel : celui de l’institution auquel est rattaché l’auteur-chercheur.
  • la publication dans les archives ouvertes : sorte de bibliothèque numérique indépendante de l’auteur et de son institution de rattachement, rassemblant plusieurs bases de données d’archives. Double avantage : meilleure visibilité et pérennité de l’accès. Exemple : HAL.


2. la publication en revue à libre accès

Il existe différents types de revues à libre accès :

  • des revues à comité de lecture et d’autres sans,
  • des revues de toute notoriété (ex: Cybergeo est de rang A) ; le libre accès ne signifiant pas qualité inférieure,
  • des revues combinant accès électronique sans période de restriction et tirage papier (ex: Bulletin des bibliothèques de France)


Le DOAJ (Directory of Open Access Journals) est un annuaire de près de 6 000 revues scientifiques à comité de lecture, publiées en libre accès intégral sans période de restriction (Open Access). Il couvre tous les champs de la recherche et toutes les langues.

En conclusion,  la publication en libre accès permet d’améliorer la visibilité et l’accessibilité des travaux de recherche. Elle est partie intégrante de l’identité numérique du chercheur.

Voir aussi : Libre accès et questions juridiques

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Identité numérique : définition et enjeux

Par identité numérique, on désigne l’ensemble des informations associées à une personne, une entreprise ou une institution, disponibles et/ou mises en scène sur Internet.

 

Avec le Web 2.0 et l’accroissement exponentiel de l’implication des internautes sur la Toile (au travers des blogs, wikis, réseaux sociaux, plateformes d’échange…), les traces informationnelles se multiplient au quotidien, que ce soit sur les sites hébergeurs de ces services ou sur les moteurs de recherches les indexant.

Parmi ces traces, Fred Cavazza distingue les « données formelles (coordonnées, certificats…) » et les données « informelles (commentaires, notes, billets, photos…) ». Ces deux types de données forment, selon diverses modalités, des facettes composantes de l’identité numérique de l’internaute – cette dernière étant perçue comme un puzzle.

Les différentes composantes de l'identité numérique

Il faut de plus différencier (selon Yves Jeanneret) :

  • les indices : signes témoignant d’une action ou d’un usage passés dont ils sont les conséquences,
  • les inscriptions : indices intentionnellement inscrits sur des supports dans le cadre d’une pratique privée,
  • les tracés : inscriptions ayant pour fin intentionnelle la publicité (c’est-à-dire le fait de  les rendre public).

 

Au travers de cette distinction, c’est l’état de conscience de l’internaute qui est questionné. En effet, ces traces peuvent être publiées activement par l’utilisateur (notamment pour avoir accès à des services personnalisés) ou collectées passivement sans que ce dernier en ait pleinement conscience (pour les publicités ciblées par exemple). Dès lors, gérer son identité numérique, c’est être attentif à l’ensemble de ses composantes.

 

La problématique de l’identité numérique soulève ainsi les questions de la gestion et de la sécurité des données personnelles.

Elle relève alors (entre autres) d’aspects :

  • technologiques : quelles protections techniques ?
  • légaux : quels textes juridiques légifèrent sur leur stockage, leur gestion et sur leur usage par un tiers ?
  • sociaux : faut-il repenser la notion de vie privée comme le suggère Mark Zuckerberg ?
  • éducatifs : quelle éducation à la gestion de l’identité numérique ?

Pour l’aspect juridique, en France, l’année 2010 est marquée par l’élaboration de deux chartes à l’initiative du gouvernement : la Charte du Droit à l’oubli numérique dans la publicité ciblée (30 septembre) et la Charte du Droit à l’oubli numérique dans les sites collaboratifs et moteurs de recherche (13 octobre). Bien que ces deux textes n’aient été signés que par une dizaine d’entreprises chacuns et que les « grands » du Web, tels que Facebook et Google, n’en fassent pas partie, on peut considérer que ces chartes constituent une première étape vers l’instauration d’un droit à l’oubli numérique.

 

A lire aussi :

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Flux RSS : définition et enjeux

Les flux RSS (Really Simple Syndication) sont des « fichiers dont le contenu est produit automatiquement, en fonction des mises à jour » du site émetteur d’information (Wikipedia).

Composés de liens cliquables, plus ou moins fournis (titre, auteur, date et/ou texte intégral) et renvoyant au site émetteur, s’y abonner permet de recevoir directement l’information actualisée d’une source (site Web, blog, social bookmarking…), sans avoir à la consulter sur son site d’origine. Ainsi, les flux RSS font partie intégrante du dispositif de veille informationnelle (méthode push). Ils permettent un gain de temps non négligeable pour l’e-veilleur.

Pour suivre l’évolution du contenu d’un site, il suffit de repérer l’icône orange sur le site, de cliquer dessus et de suivre les instructions afin de permettre la récupération dynamique des flux par un agrégateur. Il est également possible de combiner et de filtrer les flux RSS avec Yahoo Pipes.

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Web 2.0 : définition et enjeux

janvier 17, 2011 1 commentaire

Le terme « Web 2.0 » est apparu au début des années 2000. Il désigne la mutation sociale du Web. On est passé en effet d’un Web passif dans lequel les usages des internautes sont limités car strictement définis par les webmasters, à un Web collaboratif où les internautes acteurs contribuent à la production et à la diffusion de contenus grâce à des outils d’édition simplifiés.

Il y a alors interactions entre :

 L’internaute ne fait plus que chercher l’information, mais la crée également.

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