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Archive for the ‘Etudiants 2.0’ Category

Réseaux sociaux professionnels : comparatif de Viadéo, Linkedin et MyScienceWork

Pour un (futur) chercheur, être présent sur les réseaux sociaux professionnels est indispensable.  Cela fait partie intégrante de leur stratégie d’identité numérique visant à accroître la visibilité et l’accessibilité de leurs travaux et donc permettant une meilleure reconnaissance de leur expertise.

Le tableau comparatif ci-dessous confronte les deux leaders généralistes (Viadéo et Linkedin) à un « petit nouveau » spécialisé dans le monde de la recherche (MyScienceWork).

Viadéo.com

Linkedin.com

Mysciencework.com

Caractéristiques générales

Réseaux sociaux professionnels généralistes

Réseau social professionnel spécialisé pour les chercheurs

Fonctionnalités

– CV enrichi,

– Groupes de discussion (forum sur thématiques professionnelles),

– Outils question/réponse,

– Communautés/groupes,

– Petites annonces/événements,

– Partage de documents (avec Google Documents)
– CV enrichi,

– Publication, partage et consultation et téléchargement de travaux en ligne (articles, thèses, protocoles),

– Moteur de recherche avec résultats différenciés (sur les publications en ligne, les publications des bases de données en archives ouvertes reliées au site, les contacts associés, les évènements scientifiques associés),

– Recommandation (échange de contacts),

– Groupe de travail en ligne,

– Blog,

– Petites annonces/événements

Points forts

Leader en France=> retranscription des intérêts locaux – Leader à l’international => réseau plus vaste

– Fonctionnalité multilingue (traduction automatique du CV)
– Spécialisé dans la recherche,

– A partir de recherche sur les travaux publiés, possibilité de rentrer en contact avec leurs auteurs,

Veille scientifique multidisciplinaire

Points faibles

Options payantes :

– Identification de ceux ayant consulté son profil,

– Accès aux profils par recherche de mots clés,

– Nombre illimité de mises en relation avec d’autres profils

– Recommandation
– Options payantes : accès à l’intégralité des résultats de recherche par profil, accès aux profils complets, recommandation

– Pas de possibilité de connaître l’identité de ceux ayant consulté son profil
En cours de construction

Conseils

Garder les traces des inscriptions afin de maîtriser son identité numérique (actualisation du profil)

Etablir un profil français sur Viadeo et anglais sur Linkedin pour optimiser son référencement professionnel individuel

A suivre

Tutoriels

sur Placedesreseaux.com par teachtofishdigital.com
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Libre accès

Le libre accès désigne la « libre disponibilité en ligne de contenus numériques, qui peuvent eux-mêmes être soit libres (Creative commons, etc.), soit sous un des régimes de propriété intellectuelle » (Wikipedia).

L’OAI(Open Archives Initiative), un projet international initié par des chercheurs et visant à faciliter l’échange et la valorisation d’archives numériques en libre accès, préconise deux stratégies :

  1. l’auto-archivage
  2. la publication en revue à libre accès.


1. L’auto-archivage

Effectué par l’auteur lui-même, il concerne les publications en pré-print (brouillons/versions initiales de l’auteur avant examen par un comité de lecture) et post-print (versions de l’auteur après examen par un comité de lecture ; peuvent différer de la version finale éditée dans une revue).

Il comprend :

  • la publication sur un site personnel : celui de l’auteur-chercheur.
  • la publication sur un site institutionnel : celui de l’institution auquel est rattaché l’auteur-chercheur.
  • la publication dans les archives ouvertes : sorte de bibliothèque numérique indépendante de l’auteur et de son institution de rattachement, rassemblant plusieurs bases de données d’archives. Double avantage : meilleure visibilité et pérennité de l’accès. Exemple : HAL.


2. la publication en revue à libre accès

Il existe différents types de revues à libre accès :

  • des revues à comité de lecture et d’autres sans,
  • des revues de toute notoriété (ex: Cybergeo est de rang A) ; le libre accès ne signifiant pas qualité inférieure,
  • des revues combinant accès électronique sans période de restriction et tirage papier (ex: Bulletin des bibliothèques de France)


Le DOAJ (Directory of Open Access Journals) est un annuaire de près de 6 000 revues scientifiques à comité de lecture, publiées en libre accès intégral sans période de restriction (Open Access). Il couvre tous les champs de la recherche et toutes les langues.

En conclusion,  la publication en libre accès permet d’améliorer la visibilité et l’accessibilité des travaux de recherche. Elle est partie intégrante de l’identité numérique du chercheur.

Voir aussi : Libre accès et questions juridiques

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Identité numérique des chercheurs

Faire de la recherche, c’est autant savoir voir (chercher, trouver), qu’être vu. Il ne suffit pas de faire un travail de qualité ; encore faut-il le diffuser, ou du moins le rendre visible.

Pour cela, 2 approches complémentaires:

  1. Mettre en avant le chercheur
  2. Mettre en avant ses travaux


1. De l’utilité de se promouvoir

De manière générale, l’individu sur le Web doit se préoccuper de son identité numérique. D’un point de vue plus spécifique, le doctorant et le chercheur doivent se soucier également de leur identité numérique professionnelle.

Il s’agira alors, non pas de limiter ses traces, mais de leur donner un sens, de les inscrire au sein d’une mise en scène visant l’amélioration de la visibilité du (futur) chercheur et de ses travaux.

Cette mise en scène passe principalement par les réseaux sociaux professionnels. Ces derniers permettent :

  • d’être identifié : contextualisation du CV parmi les « experts/spécialistes », mise en avant de savoirs et de savoir-faire qui fait office de carte de visite. => gain de reconnaissance
  • de communiquer : échanger avec des personnes travaillant sur des thématiques proches favorise l’acquisition de nouvelles compétences, la récolte d’avis pertinents sur ses travaux… => gain de connaissances
  • d’être accessible : constituer un réseau peut faciliter  les sollicitations extérieures (rédaction d’articles, intervention en conférence, voire embauche) => gain d’opportunités


2. De l’utilité de partager

Faire de la recherche n’est pas un acte égoïste, mais s’inscrit dans un projet plus vaste, celui de la contribution aux travaux existants et à venir. Mais encore faut-il que les recherches puissent trouver échos. Le cas du décès d’Ellen Roche en 2001 rappelle la tendance actuelle consistant à considérer que ce qui n’est pas en ligne n’existe pas.

Or il existe différents moyens de partager ses travaux de recherche :

  • les carnets de recherches Hypothèses : blogs en sciences humaines tenus par des doctorants ou des chercheurs, ils relatent l’avancée des recherches sur un sujet particulier. C’est un service gratuit, proposé par le Cléo (centre pour l’édition électronique ouverte, laboratoire du CNRS). Des présentations et des formations sont proposées à différents moments de l’année. Les carnets de recherches sont indexés sur revues.org.
  • les archives ouvertes : pour les mémoires, thèses, articles…
  • les outils de partage en ligne (comparatif à venir) : comme scribd, issuu, calameo, slideshare…


A savoir, l’Université du Québec à Montréal (Ca) et celle de Southampton (RU) ont démontré que les publications scientifiques en libre accès sont les plus susceptibles d’être citées, et donc de devenir à terme des références en leur domaine.

(Futurs) chercheurs, votre avenir et celui de vos travaux sont dans le libre accès !

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Identité numérique : définition et enjeux

Par identité numérique, on désigne l’ensemble des informations associées à une personne, une entreprise ou une institution, disponibles et/ou mises en scène sur Internet.

 

Avec le Web 2.0 et l’accroissement exponentiel de l’implication des internautes sur la Toile (au travers des blogs, wikis, réseaux sociaux, plateformes d’échange…), les traces informationnelles se multiplient au quotidien, que ce soit sur les sites hébergeurs de ces services ou sur les moteurs de recherches les indexant.

Parmi ces traces, Fred Cavazza distingue les « données formelles (coordonnées, certificats…) » et les données « informelles (commentaires, notes, billets, photos…) ». Ces deux types de données forment, selon diverses modalités, des facettes composantes de l’identité numérique de l’internaute – cette dernière étant perçue comme un puzzle.

Les différentes composantes de l'identité numérique

Il faut de plus différencier (selon Yves Jeanneret) :

  • les indices : signes témoignant d’une action ou d’un usage passés dont ils sont les conséquences,
  • les inscriptions : indices intentionnellement inscrits sur des supports dans le cadre d’une pratique privée,
  • les tracés : inscriptions ayant pour fin intentionnelle la publicité (c’est-à-dire le fait de  les rendre public).

 

Au travers de cette distinction, c’est l’état de conscience de l’internaute qui est questionné. En effet, ces traces peuvent être publiées activement par l’utilisateur (notamment pour avoir accès à des services personnalisés) ou collectées passivement sans que ce dernier en ait pleinement conscience (pour les publicités ciblées par exemple). Dès lors, gérer son identité numérique, c’est être attentif à l’ensemble de ses composantes.

 

La problématique de l’identité numérique soulève ainsi les questions de la gestion et de la sécurité des données personnelles.

Elle relève alors (entre autres) d’aspects :

  • technologiques : quelles protections techniques ?
  • légaux : quels textes juridiques légifèrent sur leur stockage, leur gestion et sur leur usage par un tiers ?
  • sociaux : faut-il repenser la notion de vie privée comme le suggère Mark Zuckerberg ?
  • éducatifs : quelle éducation à la gestion de l’identité numérique ?

Pour l’aspect juridique, en France, l’année 2010 est marquée par l’élaboration de deux chartes à l’initiative du gouvernement : la Charte du Droit à l’oubli numérique dans la publicité ciblée (30 septembre) et la Charte du Droit à l’oubli numérique dans les sites collaboratifs et moteurs de recherche (13 octobre). Bien que ces deux textes n’aient été signés que par une dizaine d’entreprises chacuns et que les « grands » du Web, tels que Facebook et Google, n’en fassent pas partie, on peut considérer que ces chartes constituent une première étape vers l’instauration d’un droit à l’oubli numérique.

 

A lire aussi :

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Flux RSS : définition et enjeux

Les flux RSS (Really Simple Syndication) sont des « fichiers dont le contenu est produit automatiquement, en fonction des mises à jour » du site émetteur d’information (Wikipedia).

Composés de liens cliquables, plus ou moins fournis (titre, auteur, date et/ou texte intégral) et renvoyant au site émetteur, s’y abonner permet de recevoir directement l’information actualisée d’une source (site Web, blog, social bookmarking…), sans avoir à la consulter sur son site d’origine. Ainsi, les flux RSS font partie intégrante du dispositif de veille informationnelle (méthode push). Ils permettent un gain de temps non négligeable pour l’e-veilleur.

Pour suivre l’évolution du contenu d’un site, il suffit de repérer l’icône orange sur le site, de cliquer dessus et de suivre les instructions afin de permettre la récupération dynamique des flux par un agrégateur. Il est également possible de combiner et de filtrer les flux RSS avec Yahoo Pipes.

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Web 2.0 : définition et enjeux

janvier 17, 2011 1 commentaire

Le terme « Web 2.0 » est apparu au début des années 2000. Il désigne la mutation sociale du Web. On est passé en effet d’un Web passif dans lequel les usages des internautes sont limités car strictement définis par les webmasters, à un Web collaboratif où les internautes acteurs contribuent à la production et à la diffusion de contenus grâce à des outils d’édition simplifiés.

Il y a alors interactions entre :

 L’internaute ne fait plus que chercher l’information, mais la crée également.

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Veille : définition et enjeux

Veiller désigne le fait de rester attentif sur une longue période afin de récolter des informations pertinentes relatives à un sujet précis, de façon continue et itérative. Elle s’oppose à la recherche ponctuelle, qui correspond à un état de l’art à un moment donné.

Cette action nécessite l’élaboration de stratégies, structurées autour de l’identification :

  • du besoin d’informations (le sujet), 
  • des sources à surveiller,
  • des outils à mobiliser pour récolter et analyser l’information.



Il existe deux méthodes de veille informationnelle :

  • pull : l’utilisateur va chercher périodiquement les informations dont la pertinence est évaluée au moment de la recherche. Ces informations peuvent ensuite être stockées via les outils de bookmarking.
  •  push : l’information est envoyée par la source, « poussée » de manière automatique vers l’utilisateur, en fonction des critères préétablis par celui-ci ; la pertinence de l’information est alors validée après réception. Cette méthode repose principalement sur les flux RSS et les agrégateurs.
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Tags : définition et enjeux

janvier 16, 2011 1 commentaire

Les tags sont des étiquettes ou mots-clés librement choisis par l’utilisateur, qui décrivent des concepts et permettent d’améliorer la recherche de contenu.

Très utilisés dans le Web 2.0, on les retrouve notamment dans les interfaces de social bookmarking (delicious, diigo…) où ils sont utilisés de façon collaborative, mais aussi sur les sites Internet (voir les « mots-clés » de ce billet après  en bas de page) et les outils de gestion de documents/fichiers personnels (par exemple Zotero).

Les tags sont avant tout personnels. Ils sont le reflet des usages et du vocabulaire de l’utilisateur. Cependant, du fait qu’ils s’inscrivent dans une optique bien souvent sociale et collaborative, Olivier Le Deuff préconise de suivre quelques règles :

  • l’utilisateur doit penser collectivement : les tags sont certes personnels mais peuvent également être utilisés par d’autres ;
  • employer le pluriel pour définir des catégories. Le pluriel est plus approprié car la catégorie peut contenir différentes variations ;
  • ne pas employer de majuscules, à moins que le mot ne puisse être compris sans ;
  • utiliser l’underscore pour définir un groupe de mots ;
  • inclure des synonymes afin d’éviter les confusions ;
  • observer et utiliser les conventions d’indexation des sites et des réseaux sociaux utilisés ;
  • contribuer à ce que les efforts d’indexation soient efficaces en collaborant et en ajoutant des tags à d’autres ressources.

Les nuages de tags sont des représentations visuelles de l’ensemble des thématiques d’un site, blog, groupe de favoris. Les tags sont alors groupés dans un « nuage » (une suite/masse de mots, plus ou moins ordonnée), chacun d’entre eux ayant une taille proportionnelle à son importance (c’est-à-dire au nombre de fois qu’il a été utilisé pour caractériser des contenus). En cliquant sur l’un des tags, la liste de l’ensemble des contenus décrits par celui-ci s’affiche.

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Outils de social bookmarking : comparatif de delicious, diigo et pearltrees

janvier 16, 2011 2 commentaires

On désigne par « social bookmarking » le fait de stocker, de classer et de partager des signets. Ces derniers, appelés également favoris ou marque-pages, sont des pages Web au contenu pertinent auxquelles on souhaite avoir un accès ultérieur facilité.

Cette activité participe pleinement à la veille informationnelle.
En pratique : Vos pérégrinations sur le Web vous ont amené à découvrir des sites/pages dignes d’intérêt. Au lieu de saturer l’espace « favoris » de votre navigateur (Mozilla Firefox, Internet Explorer…), vous enregistrez leur adresse  (c’est-à-dire leur url, du type : https://fenetresur.wordpress.com) sur une interface en ligne.

L’intérêt :

  • retrouver vos favoris de n’importe quel ordinateur connecté à Internet,
  • gérer une très grande quantité de signets,
  • découvrir des sites à l’intérêt similaire en navigant dans les favoris publics des autres utilisateurs.

Tableaux comparatifs des (principaux) outils :

Delicious.com

Diigo.com

Pearltrees.com

Caractéristiques générales

Partage de signets en ligne depuis n’importe quel ordinateur connecté au Web
– Classement par tags choisis par l’utilisateur,

– Voir les marque-pages des autres utilisateurs  et s’abonner à leur flux RSS,

– Possibilité de marquer les pages de façon publique ou privée,

– Possibilité d’exporter les signets d’un outil à l’autre.

Organisation des signets sous forme de carte heuristique, d’arborescence.

Points forts

– Communauté importante,

– Abonnement à des tags ou à des utilisateurs (directement sur Delicious ou via des flux RSS).

– Possibilité de créer des groupes privés ou publics pour le partage des signets,

– Possibilité de surligner et de commenter des passages de sites pour partager avec les autres utilisateurs,

– Possibilité de visualiser une capture d’écran du site indexé sans quitter diigo.

– Possibilité de se connecter à d’autres cartes et de les inclure dans ses propres cartes,

– Ajout de commentaires,

– Inclusion des arbres dans les mails ou pages Web,

– Possibilité de créer et de gérer des pearltrees en groupe via la fonction « faire équipe ».

Points faibles

Interface en anglais – Peu utilisé (service récent: décembre 2009),

– Présentation un peu « fouillie »,

– Pas de profil privé,

– Pas de flux RSS,

– Recherche par navigation plus que par mots-clés.

– Interface austère et peu claire

Avenir incertain

Peu diffusé.

Conseils

Etablir une liste des tags avant leur utilisation, afin d’en maîtriser l’utilisation.

Utiliser ce service pour donner à voir les liens logiques entre des thématiques, plus que pour archiver des liens.

Tutoriels

sur Bibliolab.fr sur le profil youtube de Pearltrees

Tableau inspiré et mis à jour à partir de celui de Nicole Corsyn

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