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Séance : Veille informationnelle : principes, enjeux, stratégie et outils
Avant-propos : Quelle soit plus spécifiquement commerciale, juridique ou technologique, la veille informationnelle est pour beaucoup garante de la pérennité d’une entreprise. A ce titre, le référentiel du BTS assistant de gestion PME-PMI insiste sur la formation des étudiants à la veille. Il s’agit alors de former les élèves aux enjeux de la veille et aux outils mobilisables pour mener à bien une stratégie de veille répondant aux besoins spécifiques des entreprises. De plus, les compétences de veilleur sont un atout certain pour l’insertion des jeunes diplômés dans le marché du travail : elles permettent de valoriser un CV.
Objectifs : A la fin de la séance, les élèves sont capables de :
- établir une stratégie de veille informationnelle transférable en milieu professionnel
- sélectionner, archiver et communiquer les informations issues de cette veille
- promouvoir leurs compétences de veilleur/curateur en vue de l’insertion professionnelle
Ateliers : Veille informationnelle et identité numérique du doctorant 2.0
Les doctorants du laboratoire ESPACES, NATURE ET CULTURE
(UMR 8185 ENeC/Cnrs/Paris IV/Paris 8)
vous invitent aux ateliers informatiques :
"Veille et identité numérique du doctorant 2.0 : quels outils pour optimiser sa stratégie de recherche et la diffusion de ses travaux ?"
animé par Claire CASSAIGNE (professeur-documentaliste)
Mercredi 21 mars 2012 // 17h30 – 19h00
Maîtriser les flux d’information : flux RSS ; alertes ; social bookmarking ; gestionnaire bibliographique
Mercredi 4 avril 2012 // 17h30 – 19h30
Promouvoir ses travaux : droits d’auteur et Internet (licences libres, archives ouvertes) ; carnet de recherche en ligne ; réseaux sociaux professionnels
Institut de Géographie (191 rue Saint-Jacques, 75005 Paris), rez-de-chaussée, salle 005
Entrée libre (doctorants, masters, tout public). Priorité aux 25 premiers inscrits sur tinyurl.com/DoctorantGeo
Support de conférence : diaporama en pdf et carte heuristique dynamique en ligne.
Vers une identité numérique des CDI ?
Dans son acception commune, l’identité numérique est conçue comme l’ensemble des informations associées à une personne, collectées, compilées et disponibles sur Internet. Ainsi, quand des professeurs documentalistes parlent d’identité numérique, c’est à celle des élèves qu’ils pensent. Il s’agit alors de mettre en garde ces derniers contre l’exploitation de leurs données personnelles par autrui et de les former aux outils nécessaires pour maîtriser la diffusion de leurs informations. C’est donc en termes de séances pédagogiques que l’identité numérique est le plus souvent posée dans les CDI. Pourtant, nous-mêmes, en tant que professionnels, avons affaire à notre propre identité numérique, celle que l’on façonne et met en scène au nom du CDI.
L’identité numérique des CDI est une question d’actualité qui s’inscrit dans la droite ligne des questionnements identitaires qui jalonnent l’histoire de notre profession. Dans le cadre d’un mémoire de Master en Sciences de l’Information et de la Communication , une étude a été réalisée auprès de 262 établissements. Lire la suite…
Conférence : Veille informationnelle et identité numérique du doctorant 2.0
Dans le cadre des séminaires de l’ENeC, une conférence intitulée
"Veille informationnelle et identité numérique du doctorant 2.0 :
Quels outils pour optimiser sa recherche et la diffusion de ses travaux ?"
aura lieu le mercredi 30 mars 2011, entre 18h et 20h, salle 303, à l’Institut de Géographie (191 rue Saint-Jacques, 75005 Paris).
Objectifs :
- Savoir comment et pourquoi maîtriser son identité numérique de chercheur
- Connaître des outils permettant d’améliorer sa veille informationnelle.
Contenus :
L’intervention s’articule autour de deux points : la veille informationnelle et l’identité numérique du doctorant.
1. Des outils de veille : maîtriser les flux d’information
- Qu’est-ce que la veille,
- Présentation des flux RSS et des agrégateurs
- Présentation des alertes
- Le "social bookmarking"
- Outil de gestion bibliographique
2. L’identité numérique du chercheur : de l’utilité et de la manière de faire connaître ses travaux
- Quelques notions juridiques sur les licences
- Le libre accès : auto-archivage et archives ouvertes
- Les réseaux sociaux professionnels
Support de la conférence :
Carte heuristique dynamique en ligne (CTRL + pour zoomer, CTRL – pour dézoomer). Téléchargeable également en pdf.
Réseaux sociaux professionnels : comparatif de Viadéo, Linkedin et MyScienceWork
Pour un (futur) chercheur, être présent sur les réseaux sociaux professionnels est indispensable. Cela fait partie intégrante de leur stratégie d’identité numérique visant à accroître la visibilité et l’accessibilité de leurs travaux et donc permettant une meilleure reconnaissance de leur expertise.
Le tableau comparatif ci-dessous confronte les deux leaders généralistes (Viadéo et Linkedin) à un "petit nouveau" spécialisé dans le monde de la recherche (MyScienceWork).
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Caractéristiques générales |
Réseaux sociaux professionnels généralistes |
Réseau social professionnel spécialisé pour les chercheurs |
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Fonctionnalités |
- CV enrichi, - Groupes de discussion (forum sur thématiques professionnelles), - Outils question/réponse, - Communautés/groupes, - Petites annonces/événements, - Partage de documents (avec Google Documents) |
- CV enrichi, - Publication, partage et consultation et téléchargement de travaux en ligne (articles, thèses, protocoles), - Moteur de recherche avec résultats différenciés (sur les publications en ligne, les publications des bases de données en archives ouvertes reliées au site, les contacts associés, les évènements scientifiques associés), - Recommandation (échange de contacts), - Groupe de travail en ligne, - Blog, - Petites annonces/événements |
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Points forts |
Leader en France=> retranscription des intérêts locaux | - Leader à l’international => réseau plus vaste - Fonctionnalité multilingue (traduction automatique du CV) |
- Spécialisé dans la recherche, - A partir de recherche sur les travaux publiés, possibilité de rentrer en contact avec leurs auteurs, - Veille scientifique multidisciplinaire |
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Points faibles |
Options payantes : - Identification de ceux ayant consulté son profil, - Accès aux profils par recherche de mots clés, - Nombre illimité de mises en relation avec d’autres profils - Recommandation |
- Options payantes : accès à l’intégralité des résultats de recherche par profil, accès aux profils complets, recommandation - Pas de possibilité de connaître l’identité de ceux ayant consulté son profil |
En cours de construction |
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Conseils |
Garder les traces des inscriptions afin de maîtriser son identité numérique (actualisation du profil) |
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Etablir un profil français sur Viadeo et anglais sur Linkedin pour optimiser son référencement professionnel individuel |
A suivre | ||
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Tutoriels |
sur Placedesreseaux.com | par teachtofishdigital.com | |
Identité numérique des chercheurs
Faire de la recherche, c’est autant savoir voir (chercher, trouver), qu’être vu. Il ne suffit pas de faire un travail de qualité ; encore faut-il le diffuser, ou du moins le rendre visible.
Pour cela, 2 approches complémentaires:
- Mettre en avant le chercheur
- Mettre en avant ses travaux
1. De l’utilité de se promouvoir
De manière générale, l’individu sur le Web doit se préoccuper de son identité numérique. D’un point de vue plus spécifique, le doctorant et le chercheur doivent se soucier également de leur identité numérique professionnelle.
Il s’agira alors, non pas de limiter ses traces, mais de leur donner un sens, de les inscrire au sein d’une mise en scène visant l’amélioration de la visibilité du (futur) chercheur et de ses travaux.
Cette mise en scène passe principalement par les réseaux sociaux professionnels. Ces derniers permettent :
- d’être identifié : contextualisation du CV parmi les "experts/spécialistes", mise en avant de savoirs et de savoir-faire qui fait office de carte de visite. => gain de reconnaissance
- de communiquer : échanger avec des personnes travaillant sur des thématiques proches favorise l’acquisition de nouvelles compétences, la récolte d’avis pertinents sur ses travaux… => gain de connaissances
- d’être accessible : constituer un réseau peut faciliter les sollicitations extérieures (rédaction d’articles, intervention en conférence, voire embauche) => gain d’opportunités
2. De l’utilité de partager
Faire de la recherche n’est pas un acte égoïste, mais s’inscrit dans un projet plus vaste, celui de la contribution aux travaux existants et à venir. Mais encore faut-il que les recherches puissent trouver échos. Le cas du décès d’Ellen Roche en 2001 rappelle la tendance actuelle consistant à considérer que ce qui n’est pas en ligne n’existe pas.
Or il existe différents moyens de partager ses travaux de recherche :
- les carnets de recherches Hypothèses : blogs en sciences humaines tenus par des doctorants ou des chercheurs, ils relatent l’avancée des recherches sur un sujet particulier. C’est un service gratuit, proposé par le Cléo (centre pour l’édition électronique ouverte, laboratoire du CNRS). Des présentations et des formations sont proposées à différents moments de l’année. Les carnets de recherches sont indexés sur revues.org.
- les archives ouvertes : pour les mémoires, thèses, articles…
- les outils de partage en ligne (comparatif à venir) : comme scribd, issuu, calameo, slideshare…
A savoir, l’Université du Québec à Montréal (Ca) et celle de Southampton (RU) ont démontré que les publications scientifiques en libre accès sont les plus susceptibles d’être citées, et donc de devenir à terme des références en leur domaine.
(Futurs) chercheurs, votre avenir et celui de vos travaux sont dans le libre accès !
Identité numérique : définition et enjeux
Par identité numérique, on désigne l’ensemble des informations associées à une personne, une entreprise ou une institution, disponibles et/ou mises en scène sur Internet.
Avec le Web 2.0 et l’accroissement exponentiel de l’implication des internautes sur la Toile (au travers des blogs, wikis, réseaux sociaux, plateformes d’échange…), les traces informationnelles se multiplient au quotidien, que ce soit sur les sites hébergeurs de ces services ou sur les moteurs de recherches les indexant.
Parmi ces traces, Fred Cavazza distingue les "données formelles (coordonnées, certificats…)" et les données "informelles (commentaires, notes, billets, photos…)". Ces deux types de données forment, selon diverses modalités, des facettes composantes de l’identité numérique de l’internaute – cette dernière étant perçue comme un puzzle.
Il faut de plus différencier (selon Yves Jeanneret) :
- les indices : signes témoignant d’une action ou d’un usage passés dont ils sont les conséquences,
- les inscriptions : indices intentionnellement inscrits sur des supports dans le cadre d’une pratique privée,
- les tracés : inscriptions ayant pour fin intentionnelle la publicité (c’est-à-dire le fait de les rendre public).
Au travers de cette distinction, c’est l’état de conscience de l’internaute qui est questionné. En effet, ces traces peuvent être publiées activement par l’utilisateur (notamment pour avoir accès à des services personnalisés) ou collectées passivement sans que ce dernier en ait pleinement conscience (pour les publicités ciblées par exemple). Dès lors, gérer son identité numérique, c’est être attentif à l’ensemble de ses composantes.
La problématique de l’identité numérique soulève ainsi les questions de la gestion et de la sécurité des données personnelles.
Elle relève alors (entre autres) d’aspects :
- technologiques : quelles protections techniques ?
- légaux : quels textes juridiques légifèrent sur leur stockage, leur gestion et sur leur usage par un tiers ?
- sociaux : faut-il repenser la notion de vie privée comme le suggère Mark Zuckerberg ?
- éducatifs : quelle éducation à la gestion de l’identité numérique ?
Pour l’aspect juridique, en France, l’année 2010 est marquée par l’élaboration de deux chartes à l’initiative du gouvernement : la Charte du Droit à l’oubli numérique dans la publicité ciblée (30 septembre) et la Charte du Droit à l’oubli numérique dans les sites collaboratifs et moteurs de recherche (13 octobre). Bien que ces deux textes n’aient été signés que par une dizaine d’entreprises chacuns et que les "grands" du Web, tels que Facebook et Google, n’en fassent pas partie, on peut considérer que ces chartes constituent une première étape vers l’instauration d’un droit à l’oubli numérique.
A lire aussi :
- le guide de référence sur l’identité numérique et sa gestion, par les bibliothécaires de l’Ecole Supérieure de Commerce de Lille.
- l’identité numérique des chercheurs
